|
Il
était une fois la Comédie-Française... |
|
| |
|
|
|
|
|
|

Racine |
|
Une histoire mouvementée
Louis XIV, dont la passion centralisatrice s'est
exercée dans tout le royaume, enjoint aux deux
dernières troupes de comédiens français établis dans Paris,
celle du Théâtre de Guénégaud, héritière de la
troupe de Molière et celle de l'Hôtel de Bourgogne, de
jouer dorénavant ensemble. Le 25 août 1680, les
comédiens réunis donnent leur première représentation
commune. Le 21 octobre, une lettre de cachet,
signée à Versailles, consacre la fondation d'une troupe
unique, composée de vingt-sept comédiens et
comédiennes choisis par le Roi pour leur excellence,
dans le but de "rendre les représentations des
comédies plus parfaites".
|
|
| |
Le 5 janvier 1681, les
Comédiens-Français se lient entre eux, selon les
anciennes traditions des troupes théâtrales, par un
acte d'association qui ne sera jamais remis en cause.
Grâce au brevet de pension qui leur est accordé en
1682, ils vont connaître les avantages d'une protection
de tutelle, tout en étant désormais plus étroitement
assujettis aux caprices royaux et aux interventions des
gentilshommes de la Chambre. |
|

Corneille |
| |
En 1689, la troupe s'installe rue
des Fossés-Saint-Germain. Le répertoire s'élargit
avec les pièces des comédiens-auteurs de la troupe, l'Homme
à bonnes fortunes de Baron (1686), le Chevalier
à la mode de Florent Carton, sieur Dancourt (1687).
Puis elle accueille des uvres de Jean-François
Regnard : le Joueur (1696), les Folies
amoureuses (1704) et surtout le Légataire
universel (1708), d'Alain-René Lesage : Crispin
rival de son maître (1707), Turcaret (1709)
et de Prosper Jolyot de Crébillon : Rhadamiste et
Zénobie (1711), toutes à succès. |
|

Mademoiselle Duclos |
|
Après la mort de Louis XIV, en 1715, l'avènement
du Régent, avec un retour au luxe et au plaisir, contraint les Comédiens-Français
à mettre en avant leur monopole face aux Comédiens
italiens qui les concurrencent et au théâtre de la Foire qui
prospère. Les auteurs qui allaient dominer le XVIIIe
siècle sont
Marivaux et Voltaire. |
|
| |
Aujourd'hui l'un des auteurs les plus
joués, Marivaux n'obtint que peu de succès de son
vivant à la Comédie-Française. Préférant le jeu des
Italiens chez lesquels Arlequin poli par l'amour
fit un triomphe en 1720, il ne confia aux
Comédiens-Français la création que d'une
dizaine de ses pièces, dont sa tragédie Annibal
(1720), et parmi les comédies : la
Seconde Surprise de l'amour (1727), le Legs
(1736), ... |
|

Marivaux |
| |
Fondation Théâtromanie Révolution Romantisme
Administrateurs Mise en scène "Cartel" Répertoire Défis |
|
|
|
|