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Retour accueil Histoire et Patrimoine de la Comédie-Française

Il était une fois la Comédie-Française...

             
 

L'époque du « cartel »

Si les événements politiques rejaillissent sur la vie de la Comédie-Française, le XXe siècle est marqué par l'importance accrue de la mise en scène et l'accent mis sur le répertoire. Édouard Bourdet, nommé Administrateur de la Comédie-Française en 1936, est assisté par des metteurs en scène extérieurs, Jacques Copeau et plusieurs membres du Cartel : Louis Jouvet, Charles Dullin, Gaston Baty, porteurs d'un regard neuf sur les classiques, tandis que des auteurs contemporains français et étrangers font leur entrée en force au répertoire.

La période douloureuse de la seconde guerre mondiale est éclairée par la création de deux pièces capitales : la Reine morte de Montherlant le 8 décembre 1942, dans la mise en scène de Pierre Dux et, véritable événement, le Soulier de satin de Claudel le 27 novembre 1943, dans celle de Jean-Louis Barrault.

Un important décret accorde en 1946 à la Comédie-Française l'exploitation de l'Odéon – appelé salle Luxembourg pour le distinguer de la salle Richelieu – et provoque le départ d'un groupe de sociétaires. Ce théâtre sera à plusieurs reprises associé puis retiré à la Comédie-Française au cours des décennies suivantes.

Depuis la guerre, l'équilibre délicat des créations et des reprises, les redécouvertes, relectures de chefs-d'œuvre et les paris généreux sur des auteurs inconnus ou oubliés, l'ouverture du répertoire aux grands étrangers, tissent au jour le jour les saisons du Français.

 
 

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