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Retour accueil Histoire et Patrimoine de la Comédie-Française

Il était une fois la Comédie-Française...

             
 

Missions et défis

La décennie 1983-1993 est marquée par le mandat de quatre Administrateurs généraux. Jean-Pierre Vincent, ancien directeur du Théâtre national de Strasbourg, comédien et metteur en scène de la décentralisation, dirige la Comédie-Française de 1983 à 1986 ; Jean Le Poulain, sociétaire de la Comédie-Française, lui succède jusqu'à son décès en 1988.

 
 

Antoine Vitez, directeur du Théâtre national de Chaillot, est alors appelé aux fonctions d'Administrateur général. Il prend en charge la programmation de son prédécesseur, et y ajoute le Mariage de Figaro, de Beaumarchais, pour célébrer le bicentenaire de la Révolution française. La saison 1989-1990 est marquée par l'entrée au répertoire de Jean-Paul Sartre, avec Huis clos, et par la création à la Comédie-Française de la Vie de Galilée de Bertolt Brecht, dans une mise en scène d'Antoine Vitez, dont ce sera le dernier spectacle. Le 30 avril 1990, ce dernier disparaît brutalement.
Jacques Lassalle, directeur du Théâtre national de Strasbourg, prend la direction du théâtre en juillet 1990. Il met en scène des œuvres de Marivaux, Goldoni (la Serva amorosa) et Molière et fait appel à des metteurs en scène étrangers. Durant son mandat, le Théâtre du Vieux-Colombier, attribué à la Comédie-Française par le ministère de la Culture, est réouvert en 1993, avec deux pièces de Nathalie Sarraute mises en scène par Jacques Lassalle lui-même. Il quitte ses fonctions en juillet 1993 après avoir monté Dom Juan de Molière avec les Comédiens-Français au Festival d'Avignon.

 
 

Jean-Pierre Miquel, metteur en scène et récent directeur du Conservatoire national supérieur d'art dramatique, est nommé Administrateur général en août 1993, pour un mandat de cinq ans. L'approfondissement du répertoire classique et moderne, l'ouverture au théâtre étranger et contemporain marquent la programmation des spectacles présentés à la salle Richelieu et au Théâtre du Vieux-Colombier.

 
 

D'importants travaux de modernisation de la cage de scène et de réfection de la salle sont entrepris en 1994, pendant lesquels une grande exposition dévoilant les trésors des collections de la Comédie-Française (tableaux, sculptures, costumes, maquettes) est organisée dans les espaces publics du théâtre, ainsi que des représentations à Paris et des tournées en province.

En 1995, le 1er avril, la Comédie-Française devient un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) placé sous la tutelle du ministre de la Culture.

L'ouverture du Studio-Théâtre a lieu à l'automne 1996. Ce projet, initié par Jean-Pierre Miquel, financé à parts égales par le Ministère de la Culture et la Société des Comédiens-Français met une troisième salle à la disposition de la Comédie-Française. Située au Carrousel du Louvre, elle permet, outre les productions théâtrales, la mise en place d'une théâtrothèque et de salons littéraires, et marque une nouvelle étape, essentielle, dans l'histoire tricentenaire de ce théâtre et de sa troupe permanente.

 
 

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