
Le Théâtre-François |
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La troupe des Comédiens-Français inaugure le 9 avril 1782 sa nouvelle
salle du Faubourg-Saint-Germain (actuel Odéon),
construite pour elle par les architectes Peyre et de
Wailly, sur l'emprise de l'ancien Hôtel de Condé. Le
parterre est assis. Les comédiens demeurés
"monarchistes" continuent d'y jouer après les
événements révolutionnaires de 1789.
Le patriotisme des Comédiens-Français ayant été mis
en cause par leur choix de répertoire, le Comité de salut public ordonne, le 3 septembre 1793,
la fermeture du théâtre de la rive gauche, leur
arrestation et la saisie de leurs papiers. Le dévouement
d'un obscur acteur, Charles Labussière, employé au
Comité de salut public, les sauve de la guillotine. La
chute de Robespierre leur rend la liberté ; mais
ruinés, sans salle de théâtre, les Comédiens se
dispersent dans d'éphémères troupes de Paris et de
province. L'Odéon, ayant brûlé en 1799, n'est pas
réinvesti par les Comédiens-Français lorsque la troupe
se reconstitue. Au cours du XIXe siècle, cette salle
prend le nom de second Théâtre-Français. |
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L'exiguité du lieu historique qu'est la
salle Richelieu a poussé, au cours de ce siècle, administrateurs et
politiques à rechercher à l'extérieur tout
agrandissement in situ étant impossible
des solutions à un fonctionnement rendu délicat par les
exigences réunies de la programmation, la technique, la volonté d'ouverture, et la complexité des
mises en scène. Ce lieu s'est trouvé être de 1946 à
1959 le Théâtre de l'Odéon (salle Luxembourg), ainsi
que de 1971 à 1983, avec la salle complémentaire du
Petit-Odéon, et enfin de 1986 à 1988.
L'Odéon est appelé Odéon-Théâtre de France entre 1959 et 1970 (direction
Jean-Louis Barrault), puis prend la dénomination de Théâtre national
de l'Odéon en 1971, et Odéon-Théâtre
de l'Europe en 1983. |
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