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À
l’occasion
des grands travaux
de mise aux
normes de ses
équipements
techniques et
d’accessibilité
financés
par le ministère
de la Culture
et de la Communication,
la Comédie-Française
a souhaité
profiter de
la fermeture
exceptionnelle
du théâtre
en 2012 pour
rénover
l’acoustique
et l’esthétique
de la Salle
Richelieu. Cette
rénovation
acoustique a
été
intégralement
financée
par des fonds
privés,
avec l’engagement
de trois grands
mécènes
: la Caisse
d’Epargne
Ile-de-France,
Natixis, la
Fondation Total
en partenariat
avec la Fondation
du Patrimoine.
La Salle Richelieu
a été
construite entre
1786 et 1790
par l’architecte
Victor Louis,
dans le style
néoclassique,
et agrandie
sous le Second
Empire. Elle
a connu de nombreuses
transformations
au cours de
son histoire,
répondant
aux impératifs
des xixe et
xxe siècles
en quête
permanente de
confort pour
les spectateurs,
de technicité
et de mise au
goût du
jour (velours,
moquettes, taffetas...).
Ces modifications
ont entraîné
peu à
peu une réduction
significative
des qualités
acoustiques
de la salle.
La restauration
de 2012 a eu
pour objectif
de retrouver
une qualité
acoustique,
un rythme et
des séquences
architecturales,
un décor
plus vif, moins
cossu et velouté,
en utilisant
principalement
le bois comme
surface réfléchissante
du son, et en
se référant
aux architectures
et décors
antérieurs
de la salle.
Matière
première
des théâtres,
à l’instar
des instruments
à cordes,
le bois a été
utilisé
pour les parquets
et les surfaces
verticales.
Ces travaux
de rénovation,
confiés
à Sophie
Bourgeois, directeur
du Bâtiment
et des Équipements
de la Comédie-Française,
ont été
réalisés
par Christophe
Bottineau, l’architecte
en chef des
Monuments historiques.
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