L'Avare

de Molière
Mise en scène Catherine Hiegel

Du 18 septembre 2010 au 2 janvier 2011
Durée du spectacle : 2h45 avec entracte
Richelieu

« Harpagon court, rit, danse. Il fête son argent ! L’avare est le personnage heureux d’une farce horrible », dit Catherine Hiegel. Son amour de l’argent, cette passion dévorante, aveuglante, le conduit même à sacrifier ses enfants, Élise et Cléante, qui vivent dans le dénuement malgré la richesse immense de leur père. Il destine sa fille à son voisin Anselme sur l’argument irréfutable que ce dernier la prend « sans dot », et s’apprête lui-même à épouser Mariane, dont Cléante est épris. Amasser l’argent est son seul plaisir, l’objet de toute son attention et de son inquiétude alors qu’il ne songe jamais à en jouir. Lorsqu’on lui dérobe son trésor, sa cassette, Harpagon voit sa vie s’écrouler. Pour Catherine Hiegel, «L’Avare est la comédie noire de l’argent qui rend fou, qui conduit au crime, au suicide».

Ce spectacle a bénéficié, lors de sa création, du soutien d'Air France


Auteur

Molière

Si Molière s’inspire de La Marmite de Plaute, c’est aussi dans sa propre expérience qu’il puise pour construire son personnage d’usurier. Les démêlés qu’il rencontre avec ses créanciers, au moment de la liquidation de l’Illustre Théâtre, sont connus et l’ont mené jusqu’à la prison. L’Avare est créé sur la scène du théâtre du Palais-Royal le 9 septembre 1668, Molière interprète lui-même Harpagon auquel il prête sa toux. Aussi étonnant que cela puisse paraître aujourd’hui, le public néglige alors L’Avare au profit du Tartuffe, enfin joué librement et avec un immense succès en février 1669, après une interdiction de cinq années. Molière écrira encore les trois grandes comédies que sont Le Bourgeois gentilhomme, Les Femmes savantes et Le Malade imaginaire, avant de s’éteindre à l’issue de la quatrième représentation du Malade le 17 février 1673. Ayant par la suite acquis la réputation qu’il mérite, L’Avare est de nos jours une des pièces les plus jouées du répertoire de Molière.


Metteur en scène

Catherine Hiegel

Entrée dans la Maison de Molière le 1er février 1969, doyen de la troupe en mai 2008 et sociétaire honoraire depuis janvier 2010, Catherine Hiegel a interprété la saison dernière Madame Pétule dans Les Joyeuses Commères de Windsor de Shakespeare, mises en scène par Andrés Lima, Camarade Constance dans Les Oiseaux d’Aristophane montés par Alfredo Arias, et plusieurs textes du spectacle Mystère bouffe et fabulages de Dario Fo mis en scène par Muriel Mayette. Lors de la tournée de la Comédie-Française dans les pays d’Europe de l’Est en 2008, elle a présenté Les Précieuses ridicules de Molière sous la direction de Dan Jemmett et La Festa de Spiro Scimone dans la mise en scène de Galin Stoev. À la Comédie-Française, elle a mis en scène Les Femmes savantes et Le Misanthrope de Molière ainsi que Le Retour d’Harold Pinter.


Distribution

Et les élèves-comédiens de la Comédie-Française :
Antoine Formica : Le Clerc
Samuel Martin : Brindavoine
Ariane Pawin : Dame Claude
François Praud : La Merluche
avec la participation exceptionnelle de Curro Savoy : Le siffleur
                                                                                                                                                                         | Equipe artistique :
Mise en scène de : Catherine Hiegel
Assistant à la mise en scène : Serge Bagdassarian
Scénographie de : Goury
Costumes de : Christian Gasc
Lumières de : Dominique Borrini
Musique originale de : Jean-Marie Sénia
Chorégraphie de : Cécile Bon
Maquillages et coiffures de : V�ronique Soulier-Nguyen


Accessibilité

Ce spectacle est accessible aux malentendants
04/10/2010 - 20:30
13/10/2010 - 20:30

Ce spectacle est accessible aux malvoyants
29/09/2010 - 20:30
11/10/2010 - 20:30