La Trilogie de la villégiature

de Carlo Goldoni
Mise en scène Alain Françon

Du 16 septembre 2013 au 30 septembre 2013
Durée du spectacle : 4h30 avec deux entractes
Richelieu

La Trilogie de la villégiature raconte en trois épisodes les aventures d’une bourgeoisie prise au piège des apparences, qui tente de rivaliser avec l’aristocratie fortunée à l’occasion de vacances à la campagne, fût-ce au prix de dettes. Dans La Manie de la villégiature, deux familles se lancent avec fièvre dans les préparatifs. Dans Les Aventures de la villégiature,les amours et les rivalités s’épanouissent dans la douceur de l’oisiveté bucolique tandis que s’évapore la fortune chimérique. Dans Le Retour de la villégiature, à Livourne, la réalité reprend ses droits dans son arbitrage de la raison et des sentiments.


Auteur

Carlo Goldoni

Carlo Goldoni signe son premier contrat d’auteur en 1748 après une carrière politique et juridique. Fournisseur de pièces pour des compagnies et des théâtres de Venise, il a déjà écrit en 1761, à l’âge de 54 ans, plus de la moitié de ses quelque cent trente comédies, témoignant de sa connaissance de la société vénitienne et de sa curiosité pour des ailleurs plus lointains. Il désenclave la comédie italienne en la dépouillant de ses masques et personnages types ; ses comédies de mœurs interdisent aux acteurs les improvisations. La Trilogie de la villégiature, jouée dans la cité des Doges l’année de son départ pour la France, s’inscrit dans sa réforme théâtrale. Les trois parties sont conçues pour être présentées indépendamment ou ensemble, mais, pour Goldoni, « le lecteur observera mieux la continuité de ces caractères soutenus au fil de trois actions différentes » (Préface). Fuyant les rivalités, il accepte en 1761 l’invitation de la Comédie-Italienne à Paris, où il meurt en 1793 dans la misère.


Metteur en scène

Alain Françon

Homme de théâtre reconnu notamment pour ses mises en scène de Tchekhov ou d’Edward Bond, Alain Françon a dirigé le Théâtre national de la Colline de 1996 à 2010. Il a présenté à la Comédie-Française La Cerisaie en 1998, Les Trois Sœurs en 2010 ainsi que des monologues de Feydeau en 2012. Il met en scène le « monde finissant » dépourvu de tristesse décrit dans La Trilogie de la villégiature par l’un des premiers dramaturges marquant l’avènement du texte, ici traduit par Myriam Tanant. Se déployant dans trois lieux différents, cette fresque expose bourgeois et domestiques, sans que les problèmes des uns aient une quelconque prééminence sur ceux des autres. Seules les femmes, peut-être, et leurs préoccupations se détachent de cette « parole chorale ». Plus de trente ans après Giorgio Strehler, la richesse de cette « pluralité d’individualités » est restituée sur la scène de la Salle Richelieu pour les trois parties de cette œuvre, rarement réunies.


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