Lucrèce Borgia

de Victor Hugo
Mise en scène Denis Podalydès

Du 14 avril 2015 au 19 juillet 2015
Durée du spectacle : 2h10 sans entracte
Richelieu



Sur Ferrare règne la sombre et vénéneuse Lucrèce Borgia, femme de pouvoir aux mains tachées de sang, au corps coupable d’inceste, ajoutant aux crimes des Borgia celui de fratricide. Gennaro, fruit de son union avec son frère, ignore l’identité de ses parents. Lors d’un bal à Venise, Gennaro courtise une belle masquée, avant de découvrir avec horreur le visage de Lucrèce, tremblante d’amour pour ce fils qu’elle approche en secret, dissimulée dans la féerie du carnaval. Piquée par l’affront des amis de Gennaro qui l’ont démasquée, et soupçonnée d’adultère par son mari Don Alphonse, Lucrèce enclenche une vengeance déchirante dont l’implacable dessein ne peut être qu’inextricablement lié à la destinée de son fils.


Auteur

Victor Hugo

Après la censure de Marion de Lorme et le retentissant Hernani, terrain de « bataille » entre tenants du classicisme et partisans du romantisme, Victor Hugo (1802-1885) écrit successivement en 1832 Le roi s’amuse et Lucrèce Borgia. « Nées au même moment, sur le même point du coeur » (Préface), les deux pièces diffèrent par leur forme et leur destinée. Le roi s’amuse est interdit par le pouvoir royal dès la première représentation à la Comédie-Française tandis que Lucrèce Borgia, dont Hugo suit scrupuleusement les répétitions, prospère au Théâtre de la Porte Saint- Martin. Hugo déforme la réalité historique et l’adapte à sa vision dramatique en entachant de fratricide non pas César Borgia mais Lucrèce, fine lettrée protectrice des arts, muée en monstre pétri d’amour maternel. Perçue par George Sand comme l’oeuvre « la plus puissante » de Hugo, Lucrèce Borgia, image d’un « théâtre de la cruauté » tel que l’entend Antonin Artaud, représente pour son auteur une victoire sur le pouvoir et la censure.


Metteur en scène

Denis Podalydès

Entré en 1997 à la Comédie- Française, Denis Podalydès en devient le 505e sociétaire en 2000. Pour sa troisième mise en scène Salle Richelieu, après Cyrano de Bergerac de Rostand (2006) et Fantasio de Musset (2008), il revient au siècle romantique. De Victor Hugo, il aime la langue impétueuse, théâtrale, « entièrement saturée de rêves », dénuée de sobriété, la débauche rhétorique redoublant la débauche morale. La mise en scène d’Antoine Vitez (1985), qu’il disait « taillée dans la chair même de la nuit », nourrit le désir de Denis Podalydès de suivre Hugo dans son lyrisme pour « mieux descendre dans ce gouffre d’ombre qu’est Lucrèce Borgia, tragédie ambivalente et subversive, sorte de monstre de beauté comme d’inconvenance » et retrouver dans ce spectacle « la violence poétique du mélodrame ».


Accessibilité

Ce spectacle est accessible aux malentendants
19/05/2015 - 20:30
24/05/2015 - 14:00

Ce spectacle est accessible aux malvoyants


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