Les Journées particulières


Le 7 janvier à 15h
V<sup>x</sup>-Colombier

À la Comédie-Française, il y a 126 ans…

Le 24 janvier 1891, la Comédie-Française crée la nouvelle pièce de Victorien Sardou, Thermidor. Une super production comme le Théâtre-Français dirigé par Jules Claretie en a l’habitude : on ne lésine pas sur les décors et les costumes d’époque évoquant la période révolutionnaire, et pour l’occasion, on rappelle un comédien fort connu qui a claqué la porte quelques années auparavant, Constant Coquelin. Las, dès la répétition générale, la rumeur gronde, l’auteur ose présenter Robespierre sous un jour défavorable, au point paroxystique de détestation du tyran, le 9 Thermidor an II, jour de son arrestation qui marque la fin du régime de la Terreur. Une scène subventionnée peut elle s’attaquer à un héros de la Révolution ? Ne remet-elle pas en cause la Révolution toute entière en s’y employant ? C’est la question qui est posée le lendemain à la Chambre, provoquant un débat houleux parmi les députés.
Nous invitons les spectateurs à revivre ce débat national qui interroge à la fois sur la censure, sur la place du théâtre dans le contexte intellectuel et politique de l’époque, et sur les controverses historiographiques qui n’ont jamais cessé d’animer les historiens de la Révolution.

Responsable artistique : Sylvia Bergé, sociétaire de la Comédie-Française Coordination et organisation : Agathe Sanjuan, conservatrice-archiviste de la Comédie-Française

10 euros – 8 euros (tarif réduit)

Avec : Véronique Vella, Michel Favory, Cécile Brune, Sylvia Bergé, Alexandre Pavloff, Hervé Pierre, Stéphane Varupenne et Claire de la Rüe du Can.

Et le Comédien de l’Académie de la Comédie-Française : Pierre Ostoya Magnin.

Et : Basile Alaïmalaïs, Sébastien Baulain, Thomas Gendronneau, et Tom Wozniczka.


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