Un chapeau de paille d'Italie

d'Eugène Labiche et Marc-Michel
Mise en scène Giorgio Barberio Corsetti

Du 31 octobre 2012 au 7 janvier 2013
Durée du spectacle : 3h00 avec entracte
Richelieu

Attention, ce spectacle sera joué au Théâtre éphémère.

Parce que le matin de ses noces son cheval mange un chapeau de paille, celui de Mme Anaïs Beauperthuis en plein rendezvous avec son amant militaire, Fadinard va devoir se lancer à la recherche d’un couvre-chef de substitution, rigoureusement identique au premier, car le mari de la dame – qui s’est barricadée chez lui – est violent et jaloux. Pour ne pas éveiller les soupçons de son futur beau-père, qui arrive avec toute la noce, il entraîne cette dernière dans sa quête folle, qui le mène chez une modiste, laquelle l’envoie chez une baronne, qui l’envoie... chez le mari de la dame volage. Une suite de quiproquos lui fait achever sa course devant chez lui, où la police finit par embarquer tout ce beau monde pour tapage nocturne…

Avec le soutien d’Air France


Auteur

Eugène Labiche et Marc-Michel

C’est en 1837 qu’Eugène Labiche, fils d’un industriel aisé, né à Paris en 1815, fonde avec Auguste Lefranc et Marc-Michel une association de production théâtrale, qu’il se plaît à appeler « usine dramatique ». C’est le début d’une carrière qui fera de lui – avec divers collaborateurs – le maître absolu de la comédie et du vaudeville avant que le flambeau ne soit repris par Georges Feydeau. Les années fastes, il produit jusqu’à vingt pièces à succès, dans divers théâtres, dont la Comédie-Française. Parmi ses quelque cent quatre-vingts pièces, citons : Embrassons-nous, Folleville, L’ Affaire de la rue de Lourcine, Le Voyage de M. Perrichon. Son talent, qui va au-delà d’une parfaite maîtrise du genre comique, le pose comme un précurseur du théâtre de l’absurde. Il est élu à l’Académie française en 1880, et meurt, comblé d’honneurs, en 1888.


Metteur en scène

Giorgio Barberio Corsetti

Giorgio Barberio Corsetti fonde sa première compagnie, la Gaia Scienza, en 1976. Elle porte aujourd’hui le nom de Fattore K, en hommage à Franz Kafka, dont il a des années durant adapté l’oeuvre à la scène. Metteur en scène de réputation européenne, il travaille aussi bien en Italie qu’au Portugal ou en France. Invité par de nombreux festivals – dont celui d’Avignon –, il a été directeur de la section théâtre de la Biennale de Venise de 1999 à 2001. Son répertoire couvre aussi bien Ovide que Shakespeare, Pirandello, Goldoni ou Rodrigo Garcia. On a pu voir récemment ses mises en scène du Cri de Howard Barker et de La Ronde du carré de Dimitris Dimitriadis au Théâtre de l’Odéon. Parallèlement, il met aussi en scène des opéras, à la Fenice de Venise, à la Scala de Milan ou encore au Châtelet. Pour sa première mise en scène à la Comédie-Française, il s’empare d’un chef-d’oeuvre du théâtre comique pour explorer la façon– excentrique – dont l’idée de « destin » prend la forme d’un simple chapeau, qu’on vend, donne, perd, détruit et retrouve.


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