La Place Royale

de Pierre Corneille
Mise en scène Anne-Laure Liégeois

Du 28 novembre 2012 au 13 janvier 2013
Durée du spectacle : 1h50 sans entracte
V<sup>x</sup>-Colombier

Place des Vosges, à Paris. Angélique et Alidor sont unis par une passion réciproque. Si tout va pour le mieux, c’est sans compter l’extravagance d’Alidor qui aime moins sa maîtresse qu’il n'idolâtre sa liberté. Le philosophe amoureux manœuvre donc pour se défaire d’Angélique et la donner à Cléandre, son meilleur ami. Et pour précipiter leur séparation, il lui envoie une fausse lettre d’amour destinée à une dénommée Clarine. Mais Phylis profite de la brouille pour convaincre l’amante trahie d’accepter la main de son frère Doraste. Blessé par l’échec de son stratagème, Alidor imagine l’enlèvement nocturne d’Angélique par Cléandre. Au terme d’une intrigue mouvementée, truffée de rebondissements, de quiproquos et de feintes, le héros de cette comédie cruelle accède à la liberté en poussant l’autre au renoncement absolu.


Auteur

Pierre Corneille

Pierre Corneille n’a que 28 ans en 1634 lorsqu’il crée La Place Royale au sous-titre éloquent, l’Amoureux extravagant. Il a déjà écrit quatre comédies – Mélite, La Veuve, La Galerie du Palais, La Suivante. La Place Royale est confiée aux comédiens de Mondory qui rencontrent, au Théâtre du Marais, un vif succès. Sans cesse reprise, corrigée en vue d’un plus grand respect de la règle de bienséance, d’une plus grande élégance de la langue et d’un style moins proche de celui de la « haute comédie » que de la farce, La Place Royale bouscule les codes de la comédie par son affranchissement des conventions théâtrales, par la liberté créatrice qui y règne et qui éclatera, quelques années plus tard, avec L’Illusion comique et Le Cid. Souvent présentée comme la comédie la plus moderne de Corneille, La Place Royale est montée pour la première fois à la Comédie-Française.


Metteur en scène

Anne-Laure Liégeois

Animée par un goût profond pour l’écriture et soucieuse de renouveler le rapport du spectateur à la scène, Anne-Laure Liégeois poursuit pour la quatrième saison son compagnonnage avec la Comédie-Française. Directrice du Centre dramatique national de Montluçon / Région Auvergne de 2003 à 2011, elle y défend aussi bien les auteurs classiques – Molière, Webster ou Sénèque –que contemporains – Georges Perec, Caroline Lamarche Pierre Notte ou Rémi De Vos... Cette saison, elle met en scène avec Le Festin, la compagnie qu’elle a fondée en 1994, Les Contes de Shakespeare de Charles et Mary Lamb, et La Maison d’os de Roland Dubillard. Après avoir monté l’an dernier au Théâtre éphémère Une puce, épargnez-la de Naomi Wallace, Anne-Laure Liégeois met en scène La Place Royale, où on voit combien la passion pour ses idées appliquée mal à propos entraîne bien des ravages.


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