Bérénice

de Jean Racine
Mise en scène Faustin Linyekula

Studio

Du 26 mars au 7 mai 2009

Studio

Bérénice

2009-03-26 00:00:00 2009-05-07 00:00:00

Dès les premiers vers de la tragédie, la séparation est imminente. Chacun la retarde, espère, essaie encore de changer le cours des choses, repousse le moment de ne plus jamais se voir, douloureuse déchirure entre trois êtres au cœur plein de larmes. Antiochus, roi de Comagène, s’apprête à quitter Rome et celle qu’il aime en secret depuis des années, la reine de Palestine, Bérénice. Titus qui accède au pouvoir impérial décide de se soumettre à la raison d’État et à rompre avec Bérénice qu’il continue malgré tout à aimer. Bérénice désemparée, longtemps incrédule face à cet abandon, est prête à se donner la mort. Tragédie des sentiments, Bérénice est aussi une élégie d’une grande pureté, une partition que des voix, que des corps peuvent interpréter.
Coproduction Comédie-Française – Studio-Théâtre / théâtre2gennevilliers – Centre Dramatique National de Création Contemporaine. Cette version de Bérénice de Racine, mise en scène par Faustin Linyekula, sera présentée du 14 mai au 14 juin 2009 au théâtre2gennevilliers – Centre Dramatique National de Création Contemporaine. Les représentations au Studio-Théâtre sont complètes. Vous pouvez dès maintenant réserver pour les représentations au théâtre2gennevilliers. Le numéro des réservations est le 01 41 32 26 26. http://www.theatre2gennevilliers.com

Auteur Jean Racine
La création de Bérénice, le 21 novembre 1670 au théâtre de l’Hôtel de Bourgogne, celui des Grands comédiens du roi, a fait événement. La pièce a connu un beau succès, trente représentations jusqu’en janvier 1671. Elle toucha particulièrement le public féminin ému aux larmes par le sort de la reine de Palestine. Au même moment, Pierre Corneille faisait jouer chez Molière au Théâtre du Palais-Royal, une tragédie sur le même thème intitulée Tite et Bérénice. La pratique n’était pas rare à l’époque, mais la concomitance est significative de la rivalité des deux grands auteurs dramatiques de l’époque. Corneille, emblème de l’ancienne génération, fervente d’actions complexes, de péripéties et d’écriture libre et profuse et, à l’inverse, le jeune Jean Racine défenseur de la simplicité – « toute l’invention consiste à faire quelque chose de rien » – qui s’en prend aux « poètes qui ne sentaient dans leur génie ni assez d’abondance, ni assez de force pour attacher durant cinq actes leurs spectateurs, par une action simple, soutenue, de la violence des passions, de la beauté des sentiments et de l’élégance de l’expression. »

Metteur en scène Faustin Linyekula
Danseur et chorégraphe, Faustin Linyekula fonde en 2001 les Studios Kabako, structure de création et de formation pour la danse et le théâtre visuel, désormais installée à Kisangani au nord-est de la République démocratique du Congo. Il est accueilli au festival d’Avignon 2007 avec Dialogue Series: iii. Dinozord et Le Festival des mensonges. Invité à travailler avec la troupe de la Comédie-Française, il souhaite inscrire cette rencontre autour « de l’idée de l’altérité et de la condition de l’étranger ». Comment en se sentant étranger à la mémoire et à l’histoire de la troupe, étranger à la notion de « rôle » au théâtre, si différente de la pratique de la danse, étranger dans une nation qui entend choisir ceux qu’elle accueille, écrire une partition pour des corps animés par cette étrangeté ? Comment, face à l’étrangeté de la langue de Racine, se saisir de la musique de Bérénice et construire une forme qui « émergera du temps partagé avec les comédiens » ?

Salle
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