Fables de La Fontaine

de Jean de La Fontaine
Mise en scène Robert Wilson

Richelieu

Du 17 octobre 2007 au 29 janvier 2008

Richelieu

Fables de La Fontaine

2007-10-17 00:00:00 2008-01-29 00:00:00

Les dix-neuf fables choisies par Robert Wilson, presque toutes animalières, parmi lesquelles les plus célèbres : La Cigale et la Fourmi, Le Loup et l’Agneau, Le Corbeau et le Renard, offrent l’état le plus absolu du génie de La Fontaine.

Peuplées de ruse, de détournement du sens, de métamorphoses, de bêtes sentencieuses et d’humour cinglant, elles proposent un vertigineux panorama des passions humaines. Leur perfection stylistique célèbre l’union, pleine de rivalités et de confusions, de l’homme et de la nature, de la nature et de la culture, de l’insuffisance des mortels et de la morale des dieux. Trésor national, il n’est pas de texte de la littérature française qui soit davantage en partage, dans l’éducation comme dans la conscience collective, que Les Fables de La Fontaine. Morceau de bravoure de l’écolier comme du comédien, méditation du philosophe et ironie du poète, bouts rimés entraînant la mémoire et traits d’esprit prodigieux, elles sont un sésame de la culture française. Son reflet et son porte-bonheur.
P.N.


Jean de La Fontaine, l'auteur
Jean-Jacques Rousseau disait des Fables qu’elles portaient « plus au vice qu’à la vertu ». Aucune œuvre, sous le prétexte d’édifier ses contemporains, n’aura cultivé davantage le double langage, dépeint l’horreur de la condition humaine avec plus d’insolente légèreté, édicté en adages d’aussi troubles morales. Chez le fabuliste grec Ésope qui le précéda de deux mille ans dans l’art de brocarder les puissants avec un rat ou une grenouille, La Fontaine pioche sujets et péripéties sur lesquels il pose un regard acéré mais sans mépris. Raillé pour son naturel conciliant quand d’autres moralistes vitupèrent comme Boileau ou ridiculisent comme La Bruyère, il est l’homme de lettres qui avance masqué. Et prétextant des historiettes pleines de dérisoires bestioles pour favoriser l’éducation du dauphin de France alors âgé de six ans et demi, il compose à partir de 1668 le plus accessible et complexe des chefs-d’œuvre.

Robert Wilson, le metteur en scène
Depuis trente-cinq ans, le metteur en scène américain Robert Wilson porte un regard singulier de plasticien et d’esthète sur les plateaux du monde entier. Théâtre, opéra ou danse, son registre chromatique, sa géométrie de l’espace, sa direction d’acteurs ont sondé tous les arts du spectacle, construisant au fil des années un univers puissant, architecturé comme une fastueuse cérémonie. Pour Les Fables de La Fontaine, créées sur le plateau de la Comédie-Française en janvier 2004, et représentées depuis dans le monde entier, Robert Wilson a choisi d’associer l’allégresse et l’humour d’une représentation éclatante d’inventions à la pureté des lignes qui est sa signature, à la splendeur des images environnées d’un dépouillement mystique. Les Comédiens-Français s’y transforment avec jubilation en une faune désopilante, et donnent chair à la sagesse de ces fous que sont les animaux parlant.
P.N.

Ce spectacle a bénéficié lors de sa création, du soutien d'Air France, de la Fondation Jacques Toja et de la Fondation Pierre Bergé - Yves Saint-Laurent.

Durée

1H50 SANS ENTRACTE

Salle
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Équipe Artistique

Décors et lumières : Bob Wilson
Musique originale : Michael Galasso
Costumes : Moidele Bickel
Dramaturgie : Ellen Hammer
Collaboration aux lumières : Urs Schonebaum
Collaboration aux décors : Christophe Martin
Collaboration à la mise en scène : Jean-Yves Courregelongue
Collaboration aux costumes : Yashi Tabassomi
Collaboration aux mouvements scéniques : David Krugel
Conseillère pour la danse baroque : Béatrice Massin
Masques : Kuno Schlegelmilch
Maquillages : Elisabeth Doucet

Distribution

La troupe