La Maison de Bernarda Alba

de Federico García Lorca
Mise en scène Lilo Baur

Richelieu

Du 23 mai au 25 juillet 2015

Richelieu

La Maison de Bernarda...

2015-05-23 00:00:00 2015-07-25 00:00:00

À la mort de son second mari, Bernarda Alba impose à sa famille un deuil de huit ans et l’isolement à ses filles, comme l’exige la tradition andalouse en ces années 1930.

Soucieuse des apparences et du qu’en dira- t-on, « ce que je veux, c’est que le front de ma maison soit lisse, et la paix dans ma famille », la maîtresse de maison définit pour ses cinq filles, âgées de 20 à 39 ans, les règles d’une nouvelle société où la femme est bafouée, coupée du monde et des hommes. « Naître femme est la pire des punitions », déclare Amelia, l’une des filles. Seule pourvue d’une importante dot, Angustias, fille aînée du premier mariage de Bernarda Alba, est fiancée à Pepe le Romano. Mais Adela, sa cadette, s’est rapprochée de lui depuis longtemps. Autour de ce jeune homme, obscur objet du désir, La Maison de Bernarda Alba donne à voir, sous la forme d’un huis clos, la violence d’une société verrouillée de l’intérieur que la passion fait voler en éclats.


Federico García Lorca, l'auteur
En 1931, Federico García Lorca fonde La Barraca, troupe universitaire qui joue le répertoire classique dans les villages d’Espagne. Il écrit La Maison de Bernarda Alba, en 1936, deux mois avant son exécution par les franquistes. Il a alors 38 ans. Dernier volet de la trilogie rurale après Noces de sang (1933) puis Yerma (1935), ce drame en trois actes est joué pour la première fois en 1945 au Teatro Avenida de Buenos Aires. Si cette œuvre dramatique a été longtemps censurée par le pouvoir franquiste, c’est que García Lorca y dénonce le poids des traditions en même temps qu’il annonce le long repli de l’Espagne prisonnière de ses croyances et de ses superstitions. À travers trois générations de femmes emmurées, ce texte interroge l’essence même de la tyrannie, intime et politique.

Lilo Baur, la metteure en scène
Originaire de Suisse, Lilo Baur débute sa carrière à Londres au Royal National Theatre et dans la compagnie Complicite avec Simon McBurney, puis joue au cinéma et au théâtre, notamment sous la direction de Peter Brook. Metteure en scène au théâtre et à l’opéra, elle prépare cette année Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry, sur une musique de Michaël Levinas. Elle a déjà monté à la Comédie-Française Le Mariage de Gogol en 2010 puisLa Tête des autres de Marcel Aymé en 2012 (reprise cette saison au Théâtre du Vieux-Colombier). Avec La Maison de Bernarda Alba, Lilo Baur met en scène l’entrée au répertoire de Federico García Lorca. Frappée par l’actualité et la puissance poétique de ce texte, elle souhaite donner corps aux non-dits, où bruissent le désir et la vie. Elle a ainsi imaginé une série de tableaux dédoublés où se joue le drame de la modernité contre l’ordre ancien.

Accessibilité
Ce spectacle est accessible aux personnes sourdes et malentendantes
09/06/2015 - 20:30 12/07/2015 - 14:00
Ce spectacle est accessible aux personnes aveugles et malvoyantes
12/06/2015 - 20:30
15/06/2015 - 20:30
12/07/2015 - 14:00

Le Cercle soutient ce spectacle
L’Arche est éditeur et agent théâtral du texte représenté

Équipe Artistique

Équipe artistique
Mise en scène : Lilo Baur
Scénographie : Andrew D. Edwards
Costumes : Agnès Falque
Lumières : Fabrice Kebour
Musique originale et réalisation sonore : Mich Ochowiak
Travail chorégraphique : Claudia de Serpa Soares
Collaboration artistique : Katia Flouest-Sell
Maquillages : Catherine Bloquère

Distribution

La troupe

  • pushclaireboust

    Claire
    Boust

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  • pushewencrovella

    Ewen
    Crovella

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  • pushcharlottefermand

    Charlotte
    Fermand

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  • pushthomasguene1415

    Thomas
    Guené

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  • pushsolennlouer

    Solenn
    Louër

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  • pushvalentinrolland1415

    Valentin
    Rolland

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