L'Avare

de Molière
Mise en scène Catherine Hiegel

Richelieu

Du 19 septembre au 14 octobre 2011

Richelieu

L'Avare

2011-09-19 00:00:00 2011-10-14 00:00:00

« Harpagon court, rit, danse. Il fête son argent ! L’avare est le personnage heureux d’une farce horrible », dit Catherine Hiegel. Son amour de l’argent, cette passion dévorante, aveuglante, le conduit même à sacrifier ses enfants, Élise et Cléante, qui vivent dans le dénuement malgré la richesse immense de leur père. Il destine sa fille à son voisin Anselme sur l’argument irréfutable que ce dernier la prend « sans dot », et s’apprête lui-même à épouser Mariane, dont Cléante est épris. Amasser l’argent est son seul plaisir, l’objet de toute son attention et de son inquiétude alors qu’il ne songe jamais à en jouir. Lorsqu’on lui dérobe son trésor, sa cassette, Harpagon voit sa vie s’écrouler. Pour Catherine Hiegel, « L’Avare est la comédie noire de l’argent qui rend fou, qui conduit au crime, au suicide. »

Ce spectacle a bénéficié, lors de sa création, du soutien d'Air France.

Auteur Molière
Si Molière s’inspire de La Marmite de Plaute, c’est aussi dans sa propre expérience qu’il puise pour construire son personnage d’usurier. Les démêlés qu’il rencontre avec ses créanciers, au moment de la liquidation de l’Illustre Théâtre, sont connus et l’ont mené jusqu’à la prison. L’Avare est créé sur la scène du théâtre du Palais-Royal le 9 septembre 1668, Molière interprète lui-même Harpagon auquel il prête sa toux. Aussi étonnant que cela puisse paraître aujourd’hui, le public néglige alors L’Avare au profit du Tartuffe, enfin joué librement et avec un immense succès en février 1669, après une interdiction de cinq années. Molière écrira encore les trois grandes comédies que sont Le Bourgeois gentilhomme, Les Femmes savantes et Le Malade imaginaire, avant de s’éteindre à l’issue de la quatrième représentation du Malade le 17 février 1673. Ayant par la suite acquis la réputation qu’il mérite, L’Avare est de nos jours une des pièces les plus jouées du répertoire de Molière.

Metteur en scène Catherine Hiegel
Entrée dans la Maison de Molière le 1er février 1969, doyen de la troupe en mai 2008 et sociétaire honoraire depuis janvier 2010, elle reçoit en 2011 le Molière de la comédienne pour son rôle dans La Mère de Florian Zeller mise en scène par Marcial Di Fonzo Bo. Elle joue notamment dans La Serva amorosa de Goldoni mise en scène par Jacques Lasalle, Les Précieuses ridicules de Molière sous la direction de Dan Jemmett, La Festa de Spiro Scimone mise en scène de Galin Stoev et Mystère bouffe et fabulages de Dario Fo mis en scène par Muriel Mayette. Au cinéma, elle tourne, entre autres, avec Jean- Jacques Zilbermann, Étienne Chatiliez ou Bertrand Blier. À la Comédie-Française, elle monte notamment Les Femmes savantes et George Dandin de Molière, ainsi que Le Retour d’Harold Pinter.

Durée

2h45 avec entracte

Salle
logo-richelieu

Équipe Artistique

Équipe artistique :
Assistant à la mise en scène : Serge Bagdassarian
Scénographie : Goury
Costumes : Christian Gasc
Lumières : Dominique Borrini
Musique originale : Jean-Marie Sénia
Chorégraphie : Cécile Bon
Maquillages et coiffures : Véronique Soulier-Nguyen

Distribution

La troupe

  • pushromaindutheil1112

    Romain
    Dutheil

    Le Clerc

  • pushcecilemorelle1112

    Cécile
    Morelle

    Dame Claude

  • pushsamuelroger1112

    Samuel
    Roger

    La Merluche

Complément

Et :
Curro Savoy : Siffleur