Le Malade imaginaire

de Molière
Mise en scène Claude Stratz

Richelieu

4 octobre 26 décembre 2007

Richelieu

Le Malade imaginaire

2007-10-04 00:00:00 2007-12-26 00:00:00

Argan, mari tyrannisé, père abusif, se livre aveuglément aux médecins qui l’entretiennent dans un état maladif, entre fantasmes et névrose. Rendu à l’état végétatif, il ne voit d’espoir, pour sauvegarder sa santé, qu’en l’union de sa fille Angélique avec un homme de médecine.

Son choix s’est porté sur Thomas Diafoirus, neveu dégénéré d’un charlatan. Angélique, éprise de Cléante qui lui fait la cour travesti en maître de musique, refuse cette union que sa marâtre Béline encourage avec hypocrisie. Bousculé par Toinette, sa servante, ébranlé par une dispute avec son apothicaire dont il refuse un lavement, sermonné par son frère Béralde, Argan accepte de feindre le mort pour éprouver l’affection des siens. La fidélité de sa fille et la duplicité criminelle de sa femme éclatent enfin à ses yeux. Chassant de chez lui les faussaires de l’amour comme ceux de la science, il entreprend de se faire médecin lui-même pour mieux se soigner.
P.N.


Molière, l'auteur
De toutes les pièces de Molière, André Gide disait du Malade imaginaire, « c’est celle qui me paraît la plus neuve, la plus hardie, la plus belle ». Ultime pièce de Molière qui meurt après la quatrième représentation, le 17 février 1673, alors qu’il interprète le rôle d’Argan, Le Malade est une de ses œuvres les plus abouties. Brillante comédie qui ose les archétypes de la farce – père obtus, amant masqué, soubrette rusée, mort feinte et quiproquo –, Le Malade s’affiche également comme une sombre méditation sur la peur de la mort et la bêtise humaine. Au cœur du XVIIe siècle et de l’âge classique, le créateur du Misanthrope fait surgir l’analyse d’un comportement humain déréglé par nature, celui d’un hypocondriaque nourri d’obsessions, narcisse réfléchi par le miroir de ses névroses.

Claude Stratz, le metteur en scène
Metteur en scène d’origine suisse, Claude Stratz était nommé directeur du Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris en 2001. La même année, il signait cette nouvelle version du Malade imaginaire pour laquelle il s’attachait à une lecture épurée du texte où la verve comique tient toute sa place aux côtés des élans généreux, témoins de l’humanisme de Molière. Claude Stratz est mort le 4 avril 2007. Associé au scénographe Ezio Toffolutti, collaborateur de Benno Besson, sa mise en scène inscrit la trajectoire d’Argan dans un espace simple où la lumière joue avec la gravité du lieu, antichambre du sépulcre. Le fauteuil du Malade, à la fois trône de tyran et chaise de supplicié, y commande l’expression des êtres. Avec le compositeur Marc-Olivier Dupin, Claude Stratz a su restituer à la comédie sa dimension de ballet jubilatoire qui emporte les miasmes de la vie dans la poésie burlesque d’un carnaval.
P.N.

Durée

2H05 SANS ENTRACTE

Salle
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Équipe Artistique

Décor et costumes de : Ezio Toffolutti
Lumières de : Jean-Philippe Roy
Musique originale de : Marc-Olivier Dupin
Travail chorégraphique de : Sophie Mayer
Maquillages, perruques, prothèses : Kuno Schlegelmilc

Distribution

La troupe

Complément

Louison (en alternance) : Cléopâtre Touidjine
Louison (en alternance) : Alma de Montplaisir
Louison (en alternance) : Emma Kabouche