Le Malade imaginaire

de Molière
Mise en scène Claude Stratz

Richelieu

Du 3 juin au 20 juillet 2014

Richelieu

Le Malade imaginaire

2014-06-03 00:00:00 2014-07-20 00:00:00

Argan est entouré par une cour de médecins mécréants et ignorants qui abusent de ses faiblesses, plus intéressés par l’idée de lui plaire que par sa santé. Ce malade imaginaire est également sous la coupe de sa seconde femme, Béline, affublée d’un notaire calculateur, qui dissimule sous ses soins dévoués l’espoir d’hériter au plus vite. Père autoritaire, l’hypocondriaque fâcheux, obnubilé par ses névroses, souhaite marier sa fille Angélique au neveu de Purgon, son fidèle médecin traitant. Mais celle-ci, amoureuse du jeune Cléante, lui résiste au risque d’être envoyée au couvent. L’odieuse Béline ne fait qu’attiser le conflit. Il faudra l’opiniâtreté et les ruses de la servante Toinette pour que les masques tombent. La sincérité de certains apparaît enfin au grand jour tandis que d’autres, faussaires de l’amour et de la science, sont désavoués. Créée en pleine période de carnaval, la pièce se clôt sur la cérémonie d’intronisation d’Argan dans le corps médical, ultime parodie où Molière retranscrit en « latin de cuisine » les discours prononcés lors des réceptions à la faculté de médecine de Paris.

Auteur Molière
Le Malade imaginaire met en scène un malade d’une vitalité surprenante tandis que Molière succombera presque en scène, le soir de la quatrième représentation, le 17 février 1673, dissimulant au public, à travers des grimaces risibles, les douleurs de ses convulsions. Si le charlatanisme des médecins est un thème privilégié de l’auteur, c’est la science médicale elle-même qui est attaquée dans cette farce satirique, doublée d’une sombre et lucide méditation sur la peur de la mort. Écrite par un Molière affaibli, victime des intrigues de Lully, en disgrâce royale, abattu par la mort de son fils et de son amie de toujours, Madeleine Béjart, sa dernière pièce est cependant une de ses plus brillantes comédies – comme s’il avait rassemblé toutes les ressources de son génie pour parvenir au sommet de son art.

Metteur en scène Claude Stratz
Grand metteur en scène et fin pédagogue, Claude Stratz est décédé en avril 2007. Après avoir fait ses débuts auprès de Patrice Chéreau au Théâtre des Amandiers à Nanterre, il dirige pendant dix ans la Comédie de Genève puis l’École supérieure dramatique de Genève. Il signe en 2001 ce nouveau Malade imaginaire qui connaît un immense succès. Il est nommé la même année directeur du Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris. Sa mise en scène épurée restitue la palette infinie de cette « comédie crépusculaire » où comédie et tragédie sont étroitement liées. En collaboration avec le compositeur Marc-Olivier Dupin, il met à l’honneur l’excellence de cette comédie-ballet. Ce spectacle, repris régulièrement depuis sa création en 2001, est parti à l’automne 2011 en tournée en Asie.

Durée

2H15 SANS ENTRACTE

Salle
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Équipe Artistique

Équipe artistique :
Mise en scène : Claude Stratz
Assistante à la mise en scène : Marie-Pierre Héritier
Décor et Costumes : Ezio Toffolutti
Assistante au décor : Angélique Pfeiffer
Lumières : Jean-Philippe Roy
Musique originale : Marc-Olivier Dupin
Travail chorégraphique : Sophie Mayer
Conception des Maquillages, des Perruques et des Prothèses : Kuno Schlegelmilch
Assistantes pour les maquillages et les prothèses : Elisabeth Doucet et Laurence Aué

Distribution

La troupe

Complément

Et :

Louison (en alternance) : Ava Felberbaum
Louison (en alternance) : Lou Malek-Brière
Louison (en alternance) : Jeannette Veyssière
Polichinelle : Nathalie Macé
Polichinelle : Camille Turlot

Et :
Soprano : Carole Ségura-Kremer
Alto (en alternance) : Valérie Wuillème
Alto (en alternance) : Cornélia Schmid
Basse (en alternance) : Laurent Bourdeaux
Basse (en alternance) : Christophe Grapperon
Ténor : Christophe Ferveur
Clavecin : Jorris Sauquet
Viole de gambe (en alternance) : Claire Gobillard
Viole de gambe (en alternance) : Marion Martineau