On ne badine pas avec l'amour

d'Alfred de Musset
Mise en scène Yves Beaunesne

Vx-Colombier

Du 11 mai au 26 juin 2011

Vx-Colombier

On ne badine pas avec...

2011-05-11 00:00:00 2011-06-26 00:00:00

Camille et son cousin Perdican se retrouvent après dix ans de séparation dans le château où ils ont grandi et où ils se sont aimés enfants. Le Baron, père du jeune homme, a décidé de les marier, conformément aux voeux de la mère de Camille dans son testament. Mais Camille sort du couvent, submergée par l'amour de Dieu, la peur des hommes et l'orgueil de ses 18 ans ; les retrouvailles sont décevantes, malgré le désir de Perdican. Celui-ci décide de la rendre jalouse en séduisant une jeune paysanne, Rosette, soeur de lait de Camille. Recourant à l'espionnage pour mieux démêler leurs coeurs, tous s'affrontent, pris au piège du « jeu de la vérité ». La pièce commence comme une comédie pour prendre progressivement l'empreinte de la plus contemporaine tragédie. Aspirant à une forme d'absolu, les personnages font l'épreuve de la fièvre amoureuse sans repères et sans concessions.

Auteur Alfred de Musset
Marqué par sa relation passionnelle et conflictuelle avec George Sand, Musset reprend On ne badine pas avec l'amour qu'il avait commencé avant leur départ pour Venise. Cette comédie sur le dépit amoureux oscille entre un mode léger, inspiré du genre des proverbes issu des salons, et le drame dit romantique. L'oeuvre de Musset dresse un portrait à la fois troublant et dérangeant d'une génération bridée, prise entre la sincérité et l'irresponsabilité. Publiée en 1834 avant de paraître dans Un spectacle dans un fauteuil, la pièce, créée en 1861 à la Comédie-Française, soit quatre ans après sa mort, dépasse de loin les possibilités imaginatives et techniques du théâtre de l'époque. Elle soulève une polémique qui se résout par la suppression de certaines répliques jugées subversives dans une France éternellement écartelée entre son amour de la vie et son repli sur soi.

Metteur en scène Yves Beaunesne
Après Tourgueniev, Yves Beaunesne met en scène Wedekind, Tchekhov, Maeterlinck, Ibsen, Jarry, Peter Hacks, Gombrowicz, Marivaux, John Ford, Hermann Broch ou Claudel, avec en 2007 Partage de midi à la Comédie-Française puis L'Échange au Théâtre de la Colline et, la saison prochaine, Marieluise Fleisser et Victor Hugo. Pour l'opéra, il met notamment en scène Orphée aux enfers d'Offenbach au Festival d'Aix-en-Provence et prépare Carmen de Bizet pour l'Opéra Bastille. Fondateur de la Manufacture, Haute École de théâtre de Suisse romande, il enseigne aujourd'hui l'art dramatique au Conservatoire de Paris et à l'École de Lille. Il vient d'être nommé directeur du Centre dramatique Poitou-Charentes. Si Musset fait partie de ces amours d'adolescent que l'on renie un moment, il y revient après avoir monté Il ne faut jurer de rien en 1996 et Lorenzaccio en 2009. Loin du romantisme caricatural, il défend le caractère novateur et la cruauté qui traversent l'élégance d'une langue que s'arrachent, sur scène, deux générations irréconciliables.

Équipe Artistique

Mise en scène de : Yves Beaunesne
Assisté de : Marie-Edith Le Cacheux
Dramaturge : Marion Bernède
Scénographie de : Damien Caille-Perret
Costumes de : Jean-Daniel Vuillermoz
Lumières de : Joël Hourbeigt
Création sonore de : Jean-Damien Ratel
Maquillages de : Catherine Saint-Sever

Distribution

La troupe