Pedro et le Commandeur

de Felix Lope de Vega
Mise en scène Omar Porras

Richelieu

27 septembre 29 décembre 2007

Richelieu

Pedro et le Commandeur

2007-09-27 00:00:00 2007-12-29 00:00:00

Un petit village de Castille résonne des noces bucoliques du paysan Pedro Ibañez et de la belle Casilda. Sous les yeux des moissonneurs, curé et musiciens, les nouveaux époux se confient leur amour de cette façon naïve et poétique que savent parfois emprunter les âmes les plus humbles.

Mais la beauté lyrique de leurs chants est interrompue brusquement : le commandeur d’Ocaña, poursuivant un taureau échappé, fait une grave chute de cheval. Revenu à lui, il tombe au premier regard amoureux de Casilda et, devant l’insuccès de ses tentatives de séduction, finit par envoyer Pedro à la guerre. Instinctivement, les deux époux résistent, sans même se concerter. L’amour et l’honneur paysan sortent victorieux mais marquent la fin de l’innocence. Pedro et Casilda ont transgressé l’ordre établi en réponse à la trahison d’un puissant : un monde s’achève, annonçant, peut-être, le vent de liberté que soufflera le siècle des Lumières.


Felix Lope de Vega, l'auteur
Auteur espagnol prolifique à qui la légende attribue plus de 1800 pièces, Felix Lope de Vega (1562-1635) est l’exact contemporain de Shakespeare. Initiateur de la réforme du théâtre espagnol, il théorise ses conceptions dans son Art nouveau d’écrire des comedias, en rupture avec la tradition classique, tout en mêlant les apports savants et populaires. Pedro et le commandeur (v. 1604-1608) inaugure une trilogie consacrée à la révolte des paysans vertueux contre des seigneurs félons, dontFuente Ovejuna et Le meilleur alcade est le roi constituent l’aboutissement. Première pièce de théâtre à porter sur scène un paysan tuant un noble, Pedro et le commandeur permet à l’auteur d’explorer les thèmes qui lui sont chers : la dignité personnelle, les vertus paysannes, l’honneur et la justice.

Omar Porras, le metteur en scène
Pedro et le commandeur a été écrit à une époque où l’Espagne colonisait l’Amérique latine. Ironie de l’Histoire – et preuve de l’universalité du théâtre –, ce fleuron du théâtre espagnol est révélé au public francophone par l’intermédiaire de l’imaginaire luxuriant d’un metteur en scène colombien. Interprète des plus grands mythes espagnols, de Aye ! Quixote à El Don Juan, Omar Porras convoque systématiquement le masque dans ses mises en scène de théâtre ou d’opéra. Délaissant momentanément sa compagnie du Teatro Malandro qu’il a fondée à Genève, il offre à la troupe de la Comédie-Française l’occasion d’expérimenter le travail avec des masques et de renouer avec l’esprit du théâtre de tréteaux. Où l’on découvre par son truchement que le masque, « écorce de l’âme du personnage », loin de cacher, « révèle la fenêtre de l’âme de l’acteur, permettant aux comédiens de laisser s’endormir la raison pour que s’éveille le rêve ».
I.S.

Ce spectacle a bénéficié lors de sa création du soutien de la Fondation Jacques Toja

Durée

2h05 sans entracte

Salle
logo-richelieu

Équipe Artistique

Conseiller dramaturgique : Marco Sabbatini
Décor et Masques de : Fredy Porras
Costumes de : Maria Galvez
Lumières de : Mathias Roche
Musique originale de : Christian Boissel et Omar Porras
Bande son de : Ludovic Guglielmazzi
Chorégraphie de : Fabiana Medina
Accompagnement rythmique des répétitions : David Gore

Distribution

La troupe

Complément

Anton, Le Connétable et Un Moissonneur : Prune Beuchat
Le Page, Un Moissonneur, Une Mule : Veronica Endo
La Reine, Gilles, Un Moissonneur, Une Mule : Oriane Varak