Sortir = divertir + instruire

Nouveau rite du dimanche à partir des années 1870 et à l’aube de l’école républicaine, des « matinées classiques » à vocation pédagogique reçoivent, pendant plus d’un siècle, un public essentiellement scolaire. Du dimanche, elles glissent – au rythme du calendrier scolaire – au jeudi à 14h30 (milieu du XXe siècle) puis au mercredi. Parce que les nouvelles générations ne s’identifient plus dans le terme « classique », ces matinées sont supprimées en 1997 au profit d’un abonnement le samedi en matinée qui mélange les publics. Public scolaire et public jeune individuel sont aujourd’hui accueillis sur l’ensemble des représentations.

Aux jeunes, la création !

Copeau, administrateur pendant la seconde guerre mondiale, avait réservé la primeur des créations aux étudiants le lundi soir. Les jeunes bénéficient aussi, au milieu du siècle, de partenariats établis avec les associations d’étudiants, les groupements de jeunes et des tarifs préférentiels quand ils viennent individuellement. La Comédie-Française négocie également des accords avec les comités d’entreprise et les clubs culturels.

Depuis plus d’un demi-siècle, des visites-conférences présentent sa collection d’art et transmettent son histoire à des groupes scolaires et associatifs. À l’image du portrait de Molière par Mignard sur la couverture des manuels scolaires Lagarde et Michard, les photographies de spectacles de la Comédie-Française, comme du T.N.P., dans les Classiques Larousse, marquent depuis des générations l’imaginaire collectif.