Le Banquet

by Platon
Directed by Jacques Vincey
Saison 2011-2012
Du 15 June au 1st July
Lieu Studio
Lauréat d’un concours de tragédie, Agathon rassemble en sa demeure quelques amis pour célébrer sa victoire. Fatigués de boire, les convives décident de se livrer à une joute philosophique dont l’objet sera l’éloge de l’amour.

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  • Aux discours des sophistes succède celui d’Aristophane, poète comique, puis c’est au tour du poète tragique Agathon, avant que l’on ne sollicite l’avis tant attendu de Socrate. Il rapporte la conversation qu’il a eue avec la prêtresse Diotime et définit l’amour comme désir insatiable de possession du Beau et du Bien. Survient alors le bel Alcibiade, déjà bien éméché, qui relève à son tour le défi, mais au lieu d’un éloge de l’amour, il célèbre Socrate lui-même, objet de son amour et étrange substitut d’Éros. En se faisant l’écho de cette soirée mythique et par le procédé narratif de l’imbrication des discours, Platon met en scène Socrate en personnage central du Banquet qui seul reste éveillé quand les autres sont vaincus par l’ivresse.

    Platon, l'auteur
    Platon (428-347 avant J.-C.). Disciple de Socrate (469-399 avant J.-C.), Platon se fait le porte-parole du maître, qui n’a rien écrit, et dont la philosophie s’élabore dans l’art de la discussion. Platon entretient des rapports ambigus au théâtre, car s’il condamne l’homme de théâtre dans La République, comme pourvoyeur d’illusion, et donc d’erreur, il choisit lui-même une forme d’écriture dramatique, le dialogue. On peut considérer à bien des égards que les personnes historiques dont il rapporte les paroles sont des « personnages ». Tel un auteur dramatique, il n’intervient jamais dans les dialogues auxquels il aurait pu prendre part. Texte de la maturité, Le Banquet tient une place particulière au sein de l’œuvre de Platon, œuvre mythique qui inspire et nourrit notre culture depuis sa redécouverte à la Renaissance.

    Jacques Vincey, le metteur en scène
    Comédien, Jacques Vincey a joué sous la direction de Patrice Chéreau, Bernard Sobel, Luc Bondy, Robert Cantarella, André Engel, Gabriel Garran, Laurent Pelly… Scénographe et metteur en scène, il a monté_Madame de Sade_ de Mishima, Mademoiselle Julie de Strindberg, Le Belvédère d’Ödön von Horváth. Après Madame de Sade en 2008, pièce de femmes taraudées par leur désir-dégoût pour un homme absent, le « divin marquis », il s’intéresse ici à un texte d’hommes s’interrogeant sur l’amour et son objet, Socrate, qui, à la fois présent et absent, incarne le mouvement du désir en se dérobant sans cesse. Jacques Vincey a collaboré avec Muriel Mayette-Holtz au Théâtre du Vieux-Colombier à deux reprises, pour Chat en poche de Feydeau (1998), puis pour la mise en scène de la pièce de Karin Mainwaring, Les Danseurs de la pluie (2001).

  • Traduction : Luc Brisson
    Adaptation et dramaturgie : Frédéric Vossier
    Scénographie : Mathieu Lorry-Dupuy
    Lumières : Marie-Christine Soma
    Assistant lumières : Yann Loric
    Musique et sons : Alexandre Meyer

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