Informations
Changement de calendrier

Cher public, 

Vous avez réservé des places pour Le Tartuffe de Molière, mis en scène par Ivo Van Hove et programmé à la Grande Halle de La Villette.

En raison d'un changement dans la distribution du spectacle, nous sommes malheureusement contraints d'annuler la représentation suivante :
Samedi 27 juin à 18h

En savoir plus sur les modalités de report
Saison hors les murs

Janvier - juillet 2026

La Salle Richelieu étant fermée pour travaux jusqu'à l'été 2026, la Troupe se produit depuis janvier dans 11 théâtres à Paris et à Nanterre.
Outre ses deux salles permanentes, le Théâtre du Vieux-Colombier et le Studio-Théâtre, elle joue notamment aux Théâtres de la Porte Saint-Martin et du Petit Saint-Martin, à la Villette-Grande Halle et au Théâtre du Châtelet.

Les spectacles de cette saison hors les murs sont en vente.

Les visites historiques « Sur les pas de Molière » et « Le Paris de Molière » continuent et se déroulent à l’extérieur.
Départ Église Saint-Eustache

Voir le calendrier des réservations
Vigipirate

Consultez nos conditions générales de ventes pour les conditions d'accès.

1 / 1

Les Chaises

d'Eugène Ionesco
Mise en scène Jean Dautremay
Saison 2008-2009
Du 29 janvier au 8 mars
Lieu Studio-Théâtre
Deux vieux, âgés de 94 et 95 ans, vivent isolés dans une maison située sur une île battue par les flots. Pour égayer leur solitude et leur amour désuet, ils remâchent inlassablement les mêmes histoires.

Découvrir la pièce

  • Mais le vieil homme, auteur et penseur, détient un message universel qu’il souhaite révéler à l’humanité. Il a réuni pour ce grand jour d’éminentes personnalités du monde entier. Un orateur, spécialiste dans l’art des mots, est missionné pour traduire cette pensée. Un à un, les invités invisibles se présentent à la porte de leur demeure et viennent prendre place sur les chaises préparées pour les accueillir. Bientôt la maison est encombrée de ces fantômes auxquels vient se joindre l’Empereur en personne. Cette multitude d’absences devient un piège dont ils sont prisonniers, éloignés l’un de l’autre, aux deux confins de la scène. Submergés par ce flot de chaises vides qui ne cesse de monter, ils ne peuvent se rejoindre et se jettent chacun par une fenêtre au moment où l’orateur sourd et muet trace au tableau des hiéroglyphes illisibles. Cette pièce où le drame devient cocasse confère au tragique un sens nouveau, celui de l’inaccomplissement de l’homme face à son impossibilité de communiquer.

    Eugène Ionesco, l'auteur
    Cette farce tragique, écrite en 1951, recèle en elle toute la complexité de la dramaturgie de l’auteur français d’origine roumaine Eugène Ionesco, et construit sur les cendres du drame bourgeois un nouveau langage théâtral. Les Chaises mettent en scène « l’absence et le vide ontologique », l’irréalité du monde qui s’exprime dans le foisonnement obsédant de la matière. L’incompréhension du réel et son incommunicabilité se manifestent par l’angoisse inhérente à l’humanité. Ionesco réussit, par la force de ses procédés comiques, à traduire avec une concise perfection cette solitude existentielle. Son œuvre joyeusement désespérée le place en chef de file du théâtre de l’absurde, aux côtés de Beckett et de Pinter.

    Jean Dautremay, le metteur en scène
    En 1952, Ionesco s’exprime ainsi : « le monde m’est incompréhensible, j’attends que l’on m’explique ». Traduire l’inquiétante étrangeté des Chaises tout en laissant le spectateur devant ses propres questions métaphysiques, comme l’est resté Ionesco lui-même, tel est le défi lancé par Jean Dautremay. Dirigé par des artistes tels que Jacques Lassalle, Matthias Langhoff ou encore Jean- Luc Boutté, il a également signé plusieurs mises en scène dont, à la Comédie-Française, Est-il bon ? Est-il méchant ? de Diderot en 1984, L’Échange de Claudel en 1995 et Cinq dramaticules de Samuel Beckett en 2006. Il est séduit ici par l’exactitude et l’humour féroce du verbe qui enferme les hommes, comme à l’intérieur de la caverne platonicienne : la réalité des choses se dérobe à leur sens. Le processus d’accumulation, poussé à son paroxysme dans cette pièce, est un levier dramatique puissant pour figurer l’absurdité du vide.

    Coproduction Comédie-Française – Studio-Théâtre / Théâtre du Jeu de Paume (Aix-en-Provence).

Documents

Distribution