Informations
Changement de calendrier

Cher public, 

Vous avez réservé des places pour Le Tartuffe de Molière, mis en scène par Ivo Van Hove et programmé à la Grande Halle de La Villette.

En raison d'un changement dans la distribution du spectacle, nous sommes malheureusement contraints d'annuler la représentation suivante :
Samedi 27 juin à 18h

En savoir plus sur les modalités de report
Saison hors les murs

Janvier - juillet 2026

La Salle Richelieu étant fermée pour travaux jusqu'à l'été 2026, la Troupe se produit depuis janvier dans 11 théâtres à Paris et à Nanterre.
Outre ses deux salles permanentes, le Théâtre du Vieux-Colombier et le Studio-Théâtre, elle joue notamment aux Théâtres de la Porte Saint-Martin et du Petit Saint-Martin, à la Villette-Grande Halle et au Théâtre du Châtelet.

Les spectacles de cette saison hors les murs sont en vente.

Les visites historiques « Sur les pas de Molière » et « Le Paris de Molière » continuent et se déroulent à l’extérieur.
Départ Église Saint-Eustache

Voir le calendrier des réservations
Vigipirate

Consultez nos conditions générales de ventes pour les conditions d'accès.

1 / 1

Cocteau-Marais

de Jacques Sereys
Mise en scène Jean-Luc Tardieu
Saison 2009-2010
Du 24 septembre au 8 novembre
Durée 1h40
Lieu Studio-Théâtre
Jean- Luc Tardieu : « Tu n’as pas peur de l’ennui ? » Jean Marais : « L’ennui ? Tu es fou ! J’attends ma mort avec une extrême curiosité ! »

Découvrir la pièce

  • Fin des années quatre-vingt-dix, dans le Sud, à Vallauris où il s’est installé, Jean Marais raccompagne un ami metteur en scène, Jean- Luc Tardieu, au pas de la porte. Celui-ci s’inquiète : « Tu n’as pas peur de l’ennui ? ». Jean Marais rit : « L’ennui ? Tu es fou ! J’attends ma mort avec une extrême curiosité ! ».
    En 1983, complices, Tardieu et Marais avaient composé un tableau théâtral singulier, hommage intime au poète Cocteau, maître et amour de Marais. Sous le titre_Cocteau-Marais_, l’acteur, à 69 ans, offrait un voyage parmi les mystères de la vie foisonnante du démiurge, touche-à-tout de génie. Marais signait le décor et supervisait le collage des textes, aphorismes assemblés en un monologue biographique, tissé de près de quatre-vingts sources : romans, théâtre, films, journaux inédits ou correspondances particulières. Cocteau-Marais, par la voix du Michel des Enfants terribles ou du prince et monstre de La Belle et la Bête, évoquait tous les visages de Cocteau ; l’enfant au père suicidé, l’adolescent engagé dans une guerre qui ne veut pas de lui, l’inconsolable veuf de Radiguet, le mondain lucide, le douloureux fumeur d’opium, l’artiste provocateur, casseur et passeur de miroirs, exposé à tous les risques d’une création éclatée et sans cesse novatrice…

    Jacques Sereys, l'auteur
    Bricoleur, confectionneur de coussins, de meubles, peintre, imitateur, amoureux des plantes et des animaux, et sociétaire honoraire de la Comédie-Française, Jacques Sereys reprend la place et le texte de Marais. Il se souvient d’avoir croisé dans les années cinquante le poète Cocteau, « une élégance rare, discrète, raconte-t-il. Il était entouré des mystères qu’il n’a jamais cessé de cultiver, d’explorer. » Comme Jean Marais, mais à d’autres périodes, Jacques Sereys fréquente la Maison de Molière à plusieurs reprises, y passe trente ans jusqu’en 1997 par intermittence. Il traverse aujourd’hui les miroirs de Cocteau, évocation libre et limpide des paradoxes du poète. « Il est pourtant très loin de moi, dit-il, cet homme qui a fouillé toutes les formes de l’art, et lutté toute sa vie pour comprendre en vain le mystère de la mort. »

    Jean-Luc Tardieu, le metteur en scène
    Quand Sereys voit et admire Edwige Feuillère, seule en scène, il éprouve le désir d’un risque indécent : jouer seul et pourquoi pas Proust. Il rencontre alors le metteur en scène Jean-Luc Tardieu, crée Du côté de chez Proust, et rafle le Molière du comédien. Il recommencera l’expérience au festival d’Avignon Off, à soixante dix-huit ans, avec Daudet dont il interprète seul les contes, sous l’œil délicat du même complice. Jean-Luc Tardieu a dirigé Edwige Feuillère, Jean Marais, Georges Wilson, Michel Blanc, Michel Sardou, mais aussi la Maison de la Culture de la Loire-Atlantique de Nantes ou plusieurs cérémonies des Molières. Il se rappelle le vœu cher de Jean Marais : « Il faudra que ce texte vive, hors de moi. Tu n’auras qu’à retirer mon nom… ». En 2008, le déclic, tardif, est imparable. Jacques Sereys, mieux que personne, reprendra la voix de Cocteau-Marais, et avec elle, le périple dans un siècle et une existence troubles, tous deux « souffrants, saignants », parsemés de fantômes et d’effrois, de joies et de deuils, d’amours, de haines, et d’épreuves qui n’entamèrent jamais pourtant une aptitude inouïe à l’émerveillement.

Documents

Distribution