Le Mariage de Figaro ou la Folle Journée
Mise en scène Christophe Rauck
Du 1er juillet au 18 juillet
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Dans sa préface du Mariage, Pierre Augustin Caron de Beaumarchais s’étonne de la polémique déclenchée par cette comédie conçue, à la demande du prince de Conti, comme une suite à la vie de Figaro évoquée dans la préface du Barbier de Séville (1775). Trois ans plus tard, voici donc les héros réunis pour le mariage de Figaro, valet du comte Almaviva, et de Suzanne, camériste de Rosine devenue comtesse. Durant cette folle journée, Figaro remet en cause la relation maître-valet en contrant les projets du comte à l’égard de Suzanne. Grâce à la coalition des femmes, la comtesse et sa suivante, le comte est mis hors d’état de nuire.
Fl.T.Beaumarchais, l'auteur
Le plus grand succès théâtral du XVIIIe siècle est celui d’une pièce novatrice, renouvelant l’art dramatique à défaut d’incarner comme le jugeait Napoléon, « la Révolution en action ». En aiguisant sa plume contre la société d’ordres de l’Ancien Régime, Beaumarchais (1732-1799), à la fois auteur, horloger, agent secret de Louis XV, fondateur de la Société des auteurs dramatiques et homme d’affaires, s’est attiré les foudres de la censure royale et la faveur populaire. Unanimement acceptée par les Comédiens-Français en 1781, la pièce, pour sa critique de l’administration et des prisons d’État, ne pourra être jouée qu’en 1784. Quête du bonheur et libertinage imprègnent cette œuvre où la sensualité troublante de Chérubin et la volonté du valet Figaro d’assouvir ses propres ambitions, s’inscrivent dans l’esprit des Lumières. La mélancolie de l’œuvre a inspiré Mozart pour Les Noces de Figaro tandis que, pour Hugo, ses innovations littéraires et scéniques font de Beaumarchais l’un des trois fondateurs de la scène avec Corneille et Molière. Beaumarchais invente une suite à son Mariage, intitulée La Mère coupable. Cent cinquante ans après, Ödön von Horváth signe quant à lui Figaro divorce.
Fl.T.Christophe Rauck, le metteur en scène
Leur générosité et leur liberté de ton ont fait des mises en scène récentes de Christophe Rauck, Le Dragon de Schwartz ou Le Revizor de Gogol, de grands succès populaires et critiques. Directeur du Théâtre Gérard-Philipe de Saint-Denis à partir de janvier 2008, le metteur en scène renoue ici avec la modernité d’un auteur, à ses yeux visionnaire. Dans l’atmosphère chatoyante et sensuelle qui se dégage de la pièce, les « questions sociales, notamment celles de la condition féminine et des rapports entre dominants et dominés » l’interpellent. C’est donc dans un espace atemporel que le metteur en scène remonte l’implacable mécanique théâtrale du célèbre horloger.
FL.T.Avec le soutien d'Air France
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Collaboration artistique : Martial Jacques
Scénographie : Aurélie Thomas
assistée pour la maquette de : Loraine Djidi
Costumes : Marion Legrand
Lumières : Olivier Oudiou
Musique originale : Arthur Besson
Travail gestuel : Claire Richard
Documents
Distribution
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et
Prune Beuchat : Fanchette
Dominique Compagnon : l'Huissier
Nicolas Djermag : Pédrille
Imer Kutllovci : Gripe-SoleilAccessibilité
Ce spectacle est accessible aux personnes sourdes et malentendantes
13/01/2009 - 20:30
24/01/2009 - 14:00