Informations
Changement de calendrier

Cher public, 

Vous avez réservé des places pour Le Tartuffe de Molière, mis en scène par Ivo Van Hove et programmé à la Grande Halle de La Villette.

En raison d'un changement dans la distribution du spectacle, nous sommes malheureusement contraints d'annuler la représentation suivante :
Samedi 27 juin à 18h

En savoir plus sur les modalités de report
Saison hors les murs

Janvier - juillet 2026

La Salle Richelieu étant fermée pour travaux jusqu'à l'été 2026, la Troupe se produit depuis janvier dans 11 théâtres à Paris et à Nanterre.
Outre ses deux salles permanentes, le Théâtre du Vieux-Colombier et le Studio-Théâtre, elle joue notamment aux Théâtres de la Porte Saint-Martin et du Petit Saint-Martin, à la Villette-Grande Halle et au Théâtre du Châtelet.

Les spectacles de cette saison hors les murs sont en vente.

Les visites historiques « Sur les pas de Molière » et « Le Paris de Molière » continuent et se déroulent à l’extérieur.
Départ Église Saint-Eustache

Voir le calendrier des réservations
Vigipirate

Consultez nos conditions générales de ventes pour les conditions d'accès.

1 / 1

La Puce à l'oreille

de Georges Feydeau
Mise en scène Lilo Baur
Saison 2019-2020
Du 21 septembre au 23 février
Durée 2h10 sans entracte
Lieu Salle Richelieu
La Puce à l'oreille
Pour sa cinquième mise en scène à la Comédie-Française, Lilo Baur se saisit de « La Puce à l’oreille », pièce rocambolesque de Feydeau qui n’y a pas été montée depuis 1978. Elle rassemble tous les ingrédients qui ont fait la réputation du maître du vaudeville : situations burlesques et quiproquos enchâssés auxquels il ajoute le thème du sosie et un imparable stratagème pour faire disparaître les couples adultères.

Découvrir la pièce

  • « La Puce à l’oreille » signe en 1907 le retour triomphal de Feydeau au vaudeville. D’une construction redoutable assortie d’une incroyable fantaisie, c’est « un feu d’artifice allumé au-dessus d’une fourmilière » comme le souligne la critique de l’époque qui s’emballe également pour l’adresse avec laquelle y est renouvelé le thème du sosie.

    L’objet principal de la confusion à venir est un colis ouvert « par mégarde » par l’épouse de M. Chandebise : des bretelles envoyées depuis l’hôtel du Minet-Galant. Piquée, Raymonde se persuade qu’elle est trompée. Elle fait appel à son amie Lucienne pour rédiger une missive donnant rendez-vous à son époux dans ce même hôtel. Bien mal en a pris à la complice car la lettre écrite de sa main tombe dans celles de son propre mari, qui se pense à son tour outragé… Tous se retrouveront au Minet-Galant où le garçon de l’hôtel, Poche, est un sosie du mari de Raymonde. La Puce à l’oreille exploite plus que jamais d’ingénieuses ressources scéniques : un « escalier de secours » et surtout un stratagème pour faire disparaître à la moindre alerte les couples adultères.

    En confiant à Lilo Baur cette pièce qui ne fût jouée pour la première fois qu’en 1978 à la Comédie-Française, sous la direction de Jean-Laurent Cochet, Éric Ruf offre à la Troupe une nouvelle occasion de faire valoir sa maîtrise de la mécanique propre au maître du vaudeville.
    La metteuse en scène ne pouvait mieux rêver pour développer son univers et satisfaire son amour du jeu.

    NOUVELLE PRODUCTION

    AU CINÉMA : diffusion en direct le 17 octobre 2019 à 20h15
    Reprises dans les salles les 11 novembre et 1er décembre à 17h et le 12 novembre à 20h
    Liste des salles et réservation sur www.pathelive.com

    Non, Feydeau n’est pas un intrus à la Comédie-Française et les débats sur la pertinence de son inscription au Répertoire sont révolus. Refusée en 1926, Feu la mère de madame entre au Répertoire en 1941 dans une prestigieuse distribution. La presse continue en 1951 de se poser la question de cette légitimité avec Le Dindon mais elle demeure bien seule face aux applaudissements du public. Dix-sept pièces (sans compter les monologues) ont donc été jouées au Français, certaines plusieurs fois par des metteurs en scène de diverses sensibilités mais tous confrontés à la même gageure : quelles libertés peuvent-ils se permettre face à la mécanique parfaitement huilée et éprouvée des pièces de Feydeau ?

    Du respect scrupuleux de la plantation et des caractères (La Dame de chez Maxim, 1981) à la multiplication de références au XXe siècle, le pilotage automatique n’empêche pas quelques changements de cap. Par de légers et discrets glissements temporels (Un Fil à la patte, 2010) ou par un ancrage volontaire dans la société contemporaine via la mode vestimentaire (Chat en poche, 1998) et la musique électronique flirtant avec Schubert (Quatre pièces en un acte, 2009), les costumes et la musique actualisent la pièce sans en modifier une virgule, si ce n’est une note en prenant au pied de la lettre le « chœur » des filles Mathieu pour faire chanter celles-ci (L’Hôtel du libre-échange, 2017). Quant au décor décrit minutieusement dans les didascalies, il vole en éclats (Chat en poche, 1998 ; Le Dindon, 2002) pour mieux servir la folie de Feydeau ou déborde du cadre strict de l’intérieur bourgeois pour s’ouvrir sur l’extérieur (Le Système Ribadier, 2013).

    Le parti-pris de retenue des metteurs en scène qui dépouillent ce théâtre de son côté vaudevil-lesque (comme La Puce à l’oreille en 1978) rarement revendiqué (Occupe-toi d’Amélie, 1995) offre une écoute différente pour les monologues (Le Cercle des castagnettes, 2012). En an-crant ainsi les pièces dans une époque plus contemporaine, les metteurs en scène assument les références cinématographiques récurrentes qui ont nourri leur représentation de la bizarrerie (Le Système Ribadier, 2013), le jeu au ralenti des comédiens (Le Dindon, 2002) ou les inserts filmés du début du cinéma (Monsieur chasse !, 1987). Qu’importent les chemins de traverse pourvu qu’on ait l’ivresse !

    • Système Ribadier, 2013 - photo. Brigitte Enguerand © Coll. Comédie-Française
  • Mise en scène : Lilo Baur
    Scénographie : Andrew D Edwards
    Costumes : Agnès Falque
    Lumières : Fabrice Kebour
    Musique originale et concept sonore : Mich Ochowiak
    Réglage des mouvements : Joan Bellviure
    Maquillages : Carole Anquetil
    Collaboration artistique : Katia Flouest-Sell

Documents

Distribution

1 / 1