Singulis / La Messe là-bas
Conception et interprétation Didier Sandre
Du 30 septembre au 11 octobre
Découvrir la pièce
-
Paul Claudel, alors ambassadeur, ressent la nature luxuriante comme hostile dans le projet divin. Il fait un bilan doux-amer de sa cinquantaine, revisite ses fondamentaux : sa conversion, sa révélation de Rimbaud, l’échec de sa vocation monastique, l’échec de sa rencontre avec la “rose” sur le bateau vers la Chine, l’abandon de l’enfant adultérin, le consentement au mariage “là-bas” et à “ces enfants que j’ai eus en rêve”. Mais toujours l’appel de la mer, la fuite, l’exil, la solitude. La quête d’un absolu entre l’œuvre poétique et l’incarnation chrétienne de l’âme. L’amertume trouve un recours dans un amour fusionnel avec Dieu, une exhortation à la célébration de la messe qui en est l’accès, une exaltation de l’eucharistie, vécue dans le dénuement intime comme une union charnelle, cannibale, quasiment orgastique, aussi bien que dans la verve drolatique et désenchantée de son regard sur ses semblables. Un rituel pour contenir le désordre intérieur, un catholicisme congestif, exacerbé, pour conjurer la défaite intime, la tentation de la “cessation de tout”. Une âme en crise, qui interpelle un Dieu silencieux, qui discute d’“homme à homme” avec ce Père qui envoie les hommes au sacrifice (nous sommes en 1917).
Il n’y a pas pour moi adhésion à une profession de foi, mais à une œuvre poétique et théâtrale qui s’identifie au verset de l’Évangile selon saint Jean “Au commencement était le Verbe” ».
- Mesures sanitaires : le port du masque et la distanciation physique sont obligatoires. L'entrée de nos théâtres sera interdite aux personnes s'y refusant et les billets ne seront pas remboursés.
Compte tenu de l’instabilité du contexte sanitaire et des mesures relatives à l’accueil du public, nous mettrons en vente les spectacles au fur et à mesure de la saison.
Nous vous informons par courriel, sur notre site Internet et nos réseaux sociaux des prochaines ouvertures de vente. -
Conception et interprétation : Didier Sandre
Lumière : Bertrand Couderc
Musique originale : Othman Louati
Collaboration artistique : Éric Ruf