Amphitryon
direction artistique Jérôme Pouly
Du 20 juin au 20 juin
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Mais encore faut-il vouloir et pouvoir le rencontrer… Molière, dans cette comédie noire, impose à Sosie et à Amphitryon de rencontrer le leur ; ils seront par la force des choses dépossédés de leur propre rôle. Amphitryon est une pièce fascinante à double, voire à triple fonds. Une mise en abyme sans précédent. Mercure devient le sosie de Sosie. Mais Mercure se trouve être lui-même le double de Jupiter. Ce dernier est le sosie d’Amphitryon, qui lui-même devient le double de Sosie. Amphitryon et Sosie sont alors égaux face à l’imposture des Dieux.
Voilà une pièce écrite et jouée par un comédien metteur en scène (et pas des moindres) pour des comédiens. La distribution est faite. Chacun son rôle. Les comédiens flattés d’être distribués dans cette comédie (pour l’un le rôle principal Sosie, pour l’autre le rôle-titre Amphitryon) se voient fauchés en plein vol par deux autres comédiens qui souhaitaient jouer également ces rôles-là. Commence alors un combat quasi martial ! Mercure brise Sosie. Jupiter érafle Amphitryon. Et les autres comédiens… jouent leur rôle sans bien comprendre ce qui se passe dans cette distribution dont les cartes sont rebattues en permanence.
Un comédien qui ne joue pas n’existe pas, mais quand celui-ci est dépossédé du rôle qui lui revient c’est pire encore, et la souffrance ressentie est double. L’injustice est, contrairement au mensonge, un trouble durable chez l’acteur, elle provoque en lui un doute irréparable qui l'empêchera toujours de rétablir la vérité. »
Jérôme Pouly
Avec le soutien de la Fondation pour la Comédie-Française et le mécénat de François Jerphagnon
Très régulièrement donné de 1680 jusqu’au début du XIXe siècle, à raison de quelques représentations par an, les reprises s’espacent par la suite et sont épisodiques à partir du début du XXe siècle. Le sujet mythologique séduit moins. Les premiers metteurs en scène de la pièce s’évertuent d’ailleurs à utiliser les traditionnels costumes à la romaine inspirés de l’Antiquité. C’est le cas de la mise en scène de Jean Meyer (1957) jouée jusqu’à la fin des années 1970.
Philippe Adrien en 1983, costume les personnages dans des habits du temps de Molière et Anatoli Vassiliev en 2002, leur fait revêtir des kimonos inspirés du Japon. La dernière mise en scène a été jouée au Théâtre du Vieux-Colombier en 2012 (Jacques Vincey).
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Direction artistique : Jérôme Pouly
Réalisation : Clément Gaubert
Distribution
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Polidas et Posiclès, capitaines thébains