Informations
Changement de calendrier

Cher public, 

Vous avez réservé des places pour Le Tartuffe de Molière, mis en scène par Ivo Van Hove et programmé à la Grande Halle de La Villette.

En raison d'un changement dans la distribution du spectacle, nous sommes malheureusement contraints d'annuler la représentation suivante :
Samedi 27 juin à 18h

En savoir plus sur les modalités de report
Saison hors les murs

Janvier - juillet 2026

La Salle Richelieu étant fermée pour travaux jusqu'à l'été 2026, la Troupe se produit depuis janvier dans 11 théâtres à Paris et à Nanterre.
Outre ses deux salles permanentes, le Théâtre du Vieux-Colombier et le Studio-Théâtre, elle joue notamment aux Théâtres de la Porte Saint-Martin et du Petit Saint-Martin, à la Villette-Grande Halle et au Théâtre du Châtelet.

Les spectacles de cette saison hors les murs sont en vente.

Les visites historiques « Sur les pas de Molière » et « Le Paris de Molière » continuent et se déroulent à l’extérieur.
Départ Église Saint-Eustache

Voir le calendrier des réservations
Vigipirate

Consultez nos conditions générales de ventes pour les conditions d'accès.

1 / 1

Les Serge (Gainsbourg point barre)

Adaptation et mise en scène Stéphane Varupenne et Sébastien Pouderoux
Saison 2022-2023
Du 24 novembre au 8 janvier
Durée 1h30
Lieu Studio-Théâtre
Les Serge (Gainsbourg point barre)
« Je ne tiens pas à ce qu’on m’attrape » avait un jour déclaré Serge Gainsbourg à Georges Lautner.

Découvrir la pièce

  • Mission largement accomplie : toute tentative de définition serait réductrice sinon à dire, plus de 25 ans après sa mort, que chacun porte en soi son propre Serge. Adulé ou détesté, pris en exemple ou en haine, il a toujours résisté tant à ceux qui voulaient le sanctuariser qu’aux autres qui auraient aimé le voir cloué au pilori. Provocateur ? Pas si sûr. Mais compositeur et auteur de génie sans aucun doute. 1973, interviewé par Michel Lancelot :
    « — Si vous aviez à écrire un livre sur la chanson ?
    — Il faudrait faire ce livre comme un cahier d’écolier. Ça situerait d’abord la chanson à son niveau exact. Il faudrait faire une marge et je serais en marge à chaque page. »
    « J’ai toujours dit que le mot m’amenait à l’idée » disait aussi celui auquel Boris Vian avait permis d’admettre que, finalement, s’adonner à la chanson n’était peut-être pas si infamant. C’est à la recherche du bonhomme, pudique et éminent spécialiste du pas de côté, formé à l’école classique en musique comme en peinture, et dans la lignée des spectacles Comme une pierre qui... et L’Interlope (cabaret), que se lancent Stéphane Varupenne et Sébastien Pouderoux. Réunissant sur scène plusieurs de leurs camarades de la Troupe, également musiciens et chanteurs, ils interrogent l’entrée de chacun en « Gainsbourie ».

    Spectacle créé le 16 mai 2019 au Studio-Théâtre

    Nous organisons une rencontre avec le public à l'issue de la représentation du mercredi 30 novembre, à partir de 20h.
    Elle sera animée par Laurent Muhleisen, en présence de Stéphane Varupenne, Benjamin Lavernhe, Noam Morgensztern et Martin Leterme.
    En libre accès, avec ou sans billet pour la représentation du soir.

    FAISANT FI DE L’INTERDICTION faite sous Louis XIV de jouer de la musique et de danser – ce privilège étant accordé à l’Opéra –, le Théâtre-Français ne cesse, depuis les comédies-ballets de Molière, de faire chanter sa Troupe dès que le Répertoire l’y invite, ne serait-ce qu’avec les couplets et chansons rythmant les pièces de Beaumarchais, Marivaux ou Musset. La Troupe compte en effet, dans son histoire, de nombreux comédiens formés initialement au chant et à la musique : Sallé (XVIIe siècle), Madame Thénard (XVIIIe siècle), Mademoiselle Paradol, Marthe Brandès (XIXe siècle), Paul-Émile Deiber (XXe siècle)… Depuis 2007, les comédiens ont interprété régulièrement des chansons pour des émissions radiophoniques musicales qui se sont prolongées, à partir de 2009, au Studio-Théâtre transformée en scène de cabaret mettant à l’honneur tantôt un répertoire thématique, tantôt d’illustres interprètes amoureux du verbe comme Georges Brassens, Barbara ou Boris Vian, que Serge Gainsbourg ne pouvait que rejoindre.
    C’est en assistant à un concert de Vian dans les années 1950 que Serge Gainsbourg se dit qu’il peut « faire quelque chose dans cet art mineur ». Sa carrière embrasse ensuite, comme Barbara, l’art de l’interprétation et de la composition dans son acception la plus large, mêlant la musique au jeu. Plus qu’avec les « vraies » chanteuses, il aime travailler avec les actrices qu’il pousse vers des chemins auxquels elles ne sont pas habituées : « cela donnait une magie qui habillait bien son monde à lui », relève l’ancienne pensionnaire Isabelle Adjani. Réciproquement, dans sa riche carrière de compositeur de musiques de films, de scénariste mais aussi de réalisateur et de comédien, les acteurs ne cachent pas leur fierté d'être dirigés par ce « poète de la caméra » (Francis Huster) qui les connaît si bien. Dans les nombreux films qu'il tourne, il fréquente plusieurs Comédiens-Français comme Francis Huster (qu’il choisit d’abord pour post-synchroniser un acteur avant de le distribuer dans Équateur), Roland Bertin (après avoir tourné dans Je t’aime moi non plus, il est vu sur scène par Gainsbourg qui lui propose un rôle important dans Charlotte For Ever), Georges Descrières (Voulez-vous danser avec moi), Robert Hirsch (Toutes folles de lui), Louis Seigner (Le Pacha)…

    Jean-Louis Barrault, alors directeur du Théâtre de l’Odéon, souhaite en 1962 satisfaire le désir de Gainsbourg en lui donnant carte blanche pour écrire une comédie musicale, invitation qu’il doit décliner et refuser à nouveau quelques années plus tard, faute de temps.

    > Vous êtes un poète, j’ai confiance en vous. Vous m’aiderez pour la mise en scène, si vous voulez de moi…
    Jean-Louis Barrault à Serge Gainsbourg, 1968

    La beauté toujours inégalée aux yeux de Gainsbourg, même dix ans après l'avoir vue, de la pièce The Connection de Jack Gelber interprétée par le Living Theatre avec le saxophoniste Jackie McLean (1962), lui inspire peu après ses chansons Black Trombone et Coco and Co.
    Cette saison au Studio-Théâtre, c’est au tour de ses chansons d’inspirer la scène théâtrale.

    • Visuel : les musiciens dans Le Bourgeois gentilhomme de Molière, mise en scène de Jean-Louis Barrault, 1973 – photo. Claude Angelini, coll. CF
  • Adaptation et mise en scène : Stéphane Varupenne et Sébastien Pouderoux
    Lumières : Éric Dumas
    Arrangements musicaux : Guillaume Bachelé, Martin Leterme, Vincent Leterme et les Serge
    Son : Théo Jonval

Documents

Distribution

1 / 1