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En raison d'un changement dans la distribution du spectacle, nous sommes malheureusement contraints d'annuler la représentation suivante :
Samedi 27 juin à 18h

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Saison hors les murs

Janvier - juillet 2026

La Salle Richelieu étant fermée pour travaux jusqu'à l'été 2026, la Troupe se produit depuis janvier dans 11 théâtres à Paris et à Nanterre.
Outre ses deux salles permanentes, le Théâtre du Vieux-Colombier et le Studio-Théâtre, elle joue notamment aux Théâtres de la Porte Saint-Martin et du Petit Saint-Martin, à la Villette-Grande Halle et au Théâtre du Châtelet.

Les spectacles de cette saison hors les murs sont en vente.

Les visites historiques « Sur les pas de Molière » et « Le Paris de Molière » continuent et se déroulent à l’extérieur.
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Singulis / Molière-matériau(x)

Conception et interprétation Pierre Louis-Calixte
Saison 2022-2023
Du 24 mai au 11 juin
Durée 1h20
Lieu Studio-Théâtre
Singulis / Molière-matériau(x)
« Je t’appellerai Jean-Baptiste » : c’est ainsi que s’ouvre la pièce, tel un dialogue avec un aïeul bienveillant. Interrogeant la vérité des biographes, l’acteur propose un portrait intime de Molière, révélant la trace qu’il laisse dans son parcours de vie et de comédien.

Découvrir la pièce

  • Anecdotes et réflexions dessinent au fil des séquences un portrait double, comme les confessions d’un acteur à travers les siècles. Pierre Louis-Calixte se fait narrateur de sa propre mémoire, il se souvient de sa première prestation en public, grimé en Harpagon devant ses camarades de classe éclatant de rire, de son entrée dans la Troupe pour reprendre le rôle de Cléante dans Tartuffe, tandis que surgissent les images de Molière enfant au théâtre avec son grand-père, de Molière subissant ses premières cabales. Le plateau devient un espace de la mémoire des plus vivants, un lieu d’échange avec les absents. Entouré de ses costumes de scène, de livres et d’objets familiers, les mots cherchent ces « relais » qui fondent nos existences. Alors qu’entre bientôt dans la ronde Jean-Luc Lagarce, qui a monté Le Malade imaginaire comme pour conjurer le sort de sa propre maladie, notre narrateur se souvient de Louis, dans Juste la fin du monde, qu’il a interprété Salle Richelieu en 2008 et qui ne l’a pas quitté depuis. « J’ai emmené Louis dans ma vie », témoigne-t-il, ou comment les mots d’un auteur ou d’un personnage cheminent dans le corps d’un acteur, l’imprégnant de leur présence bien après la représentation. «Être ensemble et être soi-même », la devise de la Comédie-Française, le sociétaire la fait entièrement sienne dans ce seul-en-scène. C’est dans l’enchevêtrement de ses souvenirs – réels et fictionnels – qui immanquablement appellent les nôtres, que se joue ce spectacle, hommage à Molière, au théâtre et à la vie.

    RENCONTRE

    Nous organisons une rencontre avec le public ainsi qu’une séance de dédicace à l'issue de la représentation du mercredi 24 mai, à partir de 21h50. Elle sera animée par Laurent Muhleisen, conseiller littéraire de la Comédie-Française, en présence de Pierre Louis-Calixte.
    En libre accès, avec ou sans billet pour la représentation du soir.

    Le texte sera publié par les éditions Actes Sud le 10 mai 2023.

    Spectacle créé le 6 avril 2022 au Studio-Théâtre

    LA PRATIQUE THÉÂTRALE DU SOLO est relativement récente à la Comédie-Française. Depuis le XVIIe siècle, l’institution se définit d’abord en tant que troupe de comédiens dont la dimension collective prime sur l’expression des individualités. Samuel Chappuzeau dans son Théâtre François le souligne dès 1674, comparant les troupes théâtrales à des « corps » politiques, comme autant de petites « Républiques ». Des comédiens, il dit qu’« ils n’admettent point de supérieur, le nom seul les blesse ; ils veulent tous être égaux, et se nomment camarades. » La devise de la Comédie-Française, Simul et Singulis (être ensemble et être soi-même), qui apparaît en 1682, assortie de l’emblème à la ruche bourdonnante, caractérise cette philosophie où chacun contribue par son talent propre à l’œuvre collective.

    Point de solo… mais des solistes

    Si la pratique du spectacle seul-en-scène n’est pas de mise, le « solo » que constitue le monologue est fort attendu du public et, parfois, mis en scène pour faire apparaître le protagoniste dans toute sa splendeur et en contraste avec le reste de la Troupe. Il s’agit là d’un effet du système de vedettariat qui émerge nettement au XIXe siècle.
    Les pratiques solistes se développent le plus souvent en dehors de l’activité du théâtre. Les comédiens, dans des tournées personnelles programmées parfois sans égard pour les intérêts de la Comédie-Française – Talma, Rachel... ont pu partir en laissant leurs camarades en difficulté – emmènent leurs malles de costumes, mais recrutent sur place comparses et décors de fortune pour jouer les grandes scènes de leur répertoire. La représentation s’apparente alors à un récital de morceaux choisis, propre à mettre en valeur l’acteur dont le talent est d’autant mieux affirmé qu’il évolue aux côtés de comédiens de seconde zone, si ce n’est d’amateurs.
    Le texte monologué se développe véritablement à la fin du XIXe siècle, grâce aux frères Coquelin mais reste aujourd’hui encore une exception. La devise, Simul et Singulis, résume à elle seule l’indispensable paradoxe pour un acteur de Troupe.

    • Visuel : ruche, gravure Guillaumot fils
  • Conception et interprétation : Pierre Louis-Calixte

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