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Vous avez réservé des places pour Le Tartuffe de Molière, mis en scène par Ivo Van Hove et programmé à la Grande Halle de La Villette.

En raison d'un changement dans la distribution du spectacle, nous sommes malheureusement contraints d'annuler la représentation suivante :
Samedi 27 juin à 18h

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Saison hors les murs

Janvier - juillet 2026

La Salle Richelieu étant fermée pour travaux jusqu'à l'été 2026, la Troupe se produit depuis janvier dans 11 théâtres à Paris et à Nanterre.
Outre ses deux salles permanentes, le Théâtre du Vieux-Colombier et le Studio-Théâtre, elle joue notamment aux Théâtres de la Porte Saint-Martin et du Petit Saint-Martin, à la Villette-Grande Halle et au Théâtre du Châtelet.

Les spectacles de cette saison hors les murs sont en vente.

Les visites historiques « Sur les pas de Molière » et « Le Paris de Molière » continuent et se déroulent à l’extérieur.
Départ Église Saint-Eustache

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  • Théâtre à la table Passe ton bac d'abord

Le Soulier de Satin <br>– Intégrale /1

PREMIÈRE JOURNÉE. DIRECTION ARTISTIQUE ÉRIC RUF

Le Soulier de Satin <br>– Intégrale /1
  • Théâtre à la table
  • Passe ton bac d'abord
Dans le cadre de notre programmation en ligne inspirée des œuvres au programme du bac, nous lançons avec Le Soulier de satin une série de Théâtres à la table, certains déjà réalisés, d’autres créés cette saison, que nous mettons à disposition de tous et toutes dans notre nouvelle playlist Passe ton bac d’abord.

Pour cette intégrale du Soulier de satin, créé en 2021, les quatre journées qui composent la pièce ont été placées sous les directions artistiques d’Éric Ruf, Gilles David, Thierry Hancisse et Christian Gonon.
Le Théâtre à la table est une forme originale initiée durant les confinements de 2021 : une équipe de comédiennes et comédiens prépare en cinq jours la présentation d’une pièce, dévoilant le travail de lecture à la table qui est habituellement la première étape des répétitions concentrée sur la recherche du sens. Réalisés en direct par Clément Gaubert, les Théâtres à la table offrent l’expérience unique d’un texte agrémentée de ce que la caméra va chercher du regard de ses interprètes, de leurs mots, de leurs silences.

Note d’Éric Ruf

&gt; « Il faut que tout ait l’air provisoire, en marche, bâclé, incohérent, improvisé dans l’enthousiasme ! Avec des réussites, si possible, de temps en temps, car même dans le désordre il faut éviter la monotonie. L’ordre est le plaisir de la raison : mais le désordre est le délice de l’imagination. »
Paul Claudel

Ces notes sont de Claudel et précèdent les premières répliques du Soulier de satin.
Je n’aurais pu rêver définition plus éclairante pour parler du travail que nous avons mené avec notre Théâtre à la table durant les confinements en 2021. Il y a, entre le poète éloigné de la réalité mécanique du plateau et les contraintes qui étaient les nôtres depuis plusieurs mois, une communauté involontaire d’esprit qui donnait à ce projet sur quatre semaines une réalité heureuse.
Tandis que réalisions les lectures d’À la recherche du temps perdu de Proust, nous nous lancions en même temps dans celle de la lettre perdue, celle de Don Rodrigue à Prouhèze. Il y a dans ces deux œuvres-monstre une notion d’impossibilité – la longueur, le fourmillement, l’irreprésentabilité – que seule une période comme celle que nous vivons permet d’affronter. Dégagés de toutes contraintes de représentations dans nos salles, puisque cela nous était impossible, ces quatre Journées en Théâtre à la table ont rendu possible, paradoxalement et légèrement, ce que nous n’aurions pu aborder en temps normal pour des questions de production, de calendrier ou de simple mécanique liée à l’alternance des spectacles.
Le Soulier de satin, dans le souvenir impérissable de la mise en scène d’Antoine Vitez à la Cour d’honneur du Palais des papes et qui rêvait de la reprendre Salle Richelieu lorsqu’il était administrateur, Le Soulier de satin dans le souvenir de sa création par Jean-Louis Barrault, déjà à a la Comédie-Française.

Nous nous sommes attaqués à cette œuvre monumentale avec humilité et gourmandise, approchant le secret du poète caché au sein de ces quatre Journées, ou comment Claudel inscrit-il ses amours illicites dans une liturgie aussi savante que personnelle.
Quelques maquettes de bateaux, des tables bien-sûr, quelques cols espagnols et quelques plumes d’anges, les comédiennes et les comédiens de la Troupe et les caméras de notre réalisateur, Clément Gaubert. Actrices et acteurs s’échangeant les rôles de journée en journée comme on se passe un témoin, comme il est de tradition dans notre théâtre. Une forme, légère, qui, à la lecture des notes dramaturgiques et scénographiques du poète, est peut-être plus fidèle au geste d’écriture qu’on ne le croit.
Vitez qui, dans son extraordinaire version avait retiré quelques scènes, aurait dit alors : « l’intégrale reste à faire. » Nous avons tenu à répondre à cette élégance. Dire, lire, jouer l’ensemble des quatre Journées du Soulier, l’expérience a été exceptionnelle, et nous la partageons de nouveau avec vous.

Éric Ruf

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