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Saison hors les murs

Janvier - juillet 2026

La Salle Richelieu étant fermée pour travaux jusqu'à l'été 2026, la Troupe se produit depuis janvier dans 11 théâtres à Paris et à Nanterre.
Outre ses deux salles permanentes, le Théâtre du Vieux-Colombier et le Studio-Théâtre, elle joue notamment aux Théâtres de la Porte Saint-Martin et du Petit Saint-Martin, à la Villette-Grande Halle et au Théâtre du Châtelet.

Les spectacles de cette saison hors les murs sont en vente.

Les visites historiques « Sur les pas de Molière » et « Le Paris de Molière » continuent et se déroulent à l’extérieur.
Départ Église Saint-Eustache

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Vous avez rencontré des difficultés au moment de la réservation de votre carte et de vos places hier, nous tenons à vous adresser nos excuses. Une heure après l’ouverture des ventes, un problème technique s’est produit sur l’outil de gestion de la file d’attente, ce qui a conduit des milliers de personnes à accéder aux réservations en un instant, saturant les capacités du logiciel de billetterie et causant une rupture des ventes pendant 1h20. Les équipes et nos prestataires ont tout mis en œuvre pour rétablir les réservations au plus vite mais ce travail a nécessité du temps.

Nous avons tenté de répondre à chacun et à chacune par téléphone, par e-mail et sur les réseaux sociaux pour répondre aux différentes situations.

Notre priorité et notre mission sont d’offrir à toutes et tous la possibilité de franchir les portes de notre théâtre, nous mettons tout en œuvre pour y parvenir.

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Pierre
Rapenouille

212e Sociétaire Entre à la Comédie-Française
le 30 novembre 1799
soc212

Entré à la Comédie-Française en 1800 ; sociétaire en 1800 ; retraité en 1830.

Originaire du Périgord, il fait ses études à Bordeaux où ses professeurs encouragent son goût pour le théâtre. Il est à vingt ans l'auteur d'une tragédie. En 1797, il quitte Montpellier et les études médicales qu'il a entreprises pour complaire à ses parents et suit une troupe ambulante. Recommandé au directeur Barras par Raynouard, futur auteur des Templiers, il devient à Paris l'élève de Dugazon qui lui obtient un ordre de début à la Comédie-Française.

Lafon débute donc, en 1800, dans le rôle d'Achille d'Iphigénie. Il fait grand effet par son élégance et sa chaleur communicative et conquiert le public féminin. Immédiatement, on l'oppose à Talma, alors en pleine ascension. De nombreuses intrigues et la comparaison intempestive de deux tempéraments tragiques essentiellement différents créent une rivalité qui ne s'éteindra qu'à la mort de Talma, dont la gloire a supplanté dès 1806 celle de Lafon. Le bouillant Gascon n'appellera plus désormais son rival que « l'otre », ce qui ne l'empêchera pas de prononcer sur la tombe de Talma un émouvant discours de réconciliation posthume. Ses essais dans la comédie sont moins heureux que ses interprétations tragiques (Clitandre des Femmes savantes, Alceste du Misanthrope...). Il réussit surtout dans les rôles brillants des tragédies de Voltaire : Orosmane (Zaïre), Tancrède, Vendôme (Adélaïde Du Guesclin), tandis que Talma est plus à l'aise dans Oreste ou dans Hamlet.
Parmi les tragédies néo-classiques créées par Lafon, souvent d'ailleurs en compagnie de Talma, citons les grands succès que furent Les Templiers de Raynouard, le protecteur de sa jeunesse, en 1805, et Hector de Luce de Lancival.

Il professe au Conservatoire, de 1805 à 1831, et participe en 1808 au voyage d'Erfurt.
Dans les dernières années de sa carrière, sa diction emphatique, ses nombreuses absences et son caractère irascible et jaloux nuisent à son succès. Il prend sa retraite en 1830, mais sa représentation de retraite n'aura lieu que neuf ans plus tard. En 1834, il est sollicité pour prononcer le discours d'inauguration de la statue de Corneille à Rouen.
Il se retire ensuite à Bordeaux, où il meurt en 1846.