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Pour les fêtes de fin d’année et le plaisir des petits et des grands, la Comédie-Française présente actuellement toute une gamme de spectacles tout public…
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En lien avec un des thèmes inscrits au programme du bac général et technologique, « Écrire et combattre pour l’égalité », ce deuxième Lundi au Vieux-Co de la saison, enregistré en public le 2 décembre 2024, aborde la résistance féminine en déportation durant la Seconde Guerre mondiale. Après un hommage rendu Madeleine Riffaud, éminente résistante décédée en novembre dernier à l’âge de 100 ans, la journaliste Leïla Kaddour-Boudadi donne la parole à l’historienne Alya Aglan et à Christiane Page, spécialiste de l’œuvre de Charlotte Delbo. Ensemble, elles racontent la façon dont la résistance s’est organisée au féminin, la force de caractère qu’il a fallu pour prendre en main leur destin de déportées, mais aussi comment l’humour s’est transformé en acte de survie. Cette rencontre est émaillée de lectures par Danièle Lebrun, actrice au parcours riche d’engagements multiples et notamment auprès des femmes, avec un programme mêlant discours, poème et extrait d’une opérette écrite dans les camps.
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... Comme après tout il n’y a pas impossibilité complète que la pièce soit jouée un jour ou l’autre, d’ici dix ou vingt ans, totalement ou en partie, autant commencer par ces quelques directions scéniques. Il est essentiel que les tableaux se suivent sans la moindre interruption. Dans le fond la toile la plus négligemment barbouillée, ou aucune, suffit. Les machinistes feront les quelques aménagements nécessaires sous les yeux mêmes du public pendant que l’action suit son cours. Au besoin rien n’empêchera les artistes de donner un coup de main. Les acteurs de chaque scène apparaîtront avant que ceux de la scène précédente aient fini de parler et se livreront aussitôt entre eux à leur petit travail préparatoire. Les indications de scène, quand on y pensera et que cela ne gênera pas le mouvement, seront ou bien affichées ou lues par le régisseur ou les acteurs eux-mêmes qui tireront de leur poche ou se passeront de l’un à l’autre les papiers nécessaires. S’ils se trompent, ça ne fait rien. Un bout de corde qui pend, une toile de fond mal tirée et laissant apparaître un mur blanc devant lequel passe et repasse le personnel sera du meilleur effet. Il faut que tout ait l’air provisoire, en marche, bâclé, incohérent, improvisé dans l’enthousiasme ! Avec des réussites, si possible, de
temps en temps, car même dans le désordre il faut éviter la monotonie.
L’ordre est le plaisir de la raison : mais le désordre est le délice de l’imagination.
PAUL CLAUDEL
note d'intention
L’ordre est le plaisir de la raison : mais le désordre est le délice de l’imagination.
PAUL CLAUDEL
note d'intention
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Qu’Éric Ruf soit scénographe ou qu’il assure aussi la mise en scène, les images scéniques qu’il conçoit le sont toujours avec les costumes de Christian Lacroix. « Le Soulier de satin » est leur vingt-deuxième collaboration.
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Parmi les nombreuses créations qui jalonnent le parcours d’un comédien ou d’une comédienne, certaines deviennent leur spectacle « fétiche ». Il en est ainsi de « L’Événement » d’Annie Ernaux que Françoise Gillard reprend régulièrement depuis sa création en 2017 et qu’elle tourne cette saison au Théâtre 14, du 7 au 25 janvier. Elle y porte la parole de l’autrice, prix Nobel de littérature 2023, qui raconte en détail et avec le recul de plusieurs décennies trois mois de sa vie, entre octobre 1963 et janvier 1964, durant lesquels elle se découvre enceinte et décide de passer le cap de l’avortement – alors interdit en France. Denis Podalydès, qui a collaboré à ce seule-en-scène, précise ce qui fonde selon lui la singularité de l’écriture d’Annie Ernaux : « Il est peu d’auteurs qui, du réel, n’aient pas une vision enchantée, travestie, séparée. Peu d’auteurs qui savent enserrer en quelques mots le fait matériel sans l’idéaliser quelque peu. C'est une affaire de style. Annie Ernaux écrit ainsi : elle sait rendre compte du réel sans majuscule. »
Au-delà de la prouesse théâtrale, la rareté de cette pièce tient aussi à la façon dont le récit intime résonne, pour chacun et chacune de nous et dans l’actualité d’un monde où le féminin reste menacé par l’interdit. Tandis que Françoise Gillard prépare sa tournée qui débutera le 20 février prochain, nous publions la note d’Annie Ernaux à la création, où elle signifie sa reconnaissance à l’actrice de contribuer avec ce spectacle à « briser l’oubli qui favorise les retours en arrière ».
Au-delà de la prouesse théâtrale, la rareté de cette pièce tient aussi à la façon dont le récit intime résonne, pour chacun et chacune de nous et dans l’actualité d’un monde où le féminin reste menacé par l’interdit. Tandis que Françoise Gillard prépare sa tournée qui débutera le 20 février prochain, nous publions la note d’Annie Ernaux à la création, où elle signifie sa reconnaissance à l’actrice de contribuer avec ce spectacle à « briser l’oubli qui favorise les retours en arrière ».
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Ce sont deux pièces de jeunesse de Maeterlinck que présente Tommy Milliot, nouveau directeur du Nouveau Théâtre Besançon Centre dramatique national. Passant de l’intérieur d’une maison à une forêt sur une île, le metteur en scène et scénographe fait résonner la beauté, à la fois concrète et sensible, de ces joyaux du répertoire. Il présente ici les enjeux de son projet et sa façon de travailler avec les acteurs et les actrices de la Troupe.
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Depuis mars 2024, est rejouée… Chut, prononcer ce titre porte malheur !
Depuis mars 2024, est rejouée « la pièce écossaise » de Shakespeare !
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« Véronique est une des grandes voix de la Comédie-Française alliant une impressionnante technique avec un souci constant du sens. C’est une diseuse en musique exceptionnelle qui a fait le bonheur de nos plateaux joués et chantés depuis très longtemps. C’est elle qui a donc décidé, accompagnée par Benoît Urbain, arrangeur et multi instrumentiste génial, de son tour de chant. Elle a choisi nombre de chanteurs et chanteuses de son panthéon musical ayant mis en musique les poèmes les plus beaux de la littérature : Verlaine et Rimbaud par Ferré, Genet par Hélène Martin, Andrée Chedid par Mathieu Chedid, Antonin Artaud par C. Richard... » ÉRIC RUF
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Ce troisième Lundi au Vieux-Co de la saison propose un portrait de Jane Birkin, disparue le 16 juillet 2023, qui débuta sa longue et prolifique carrière au théâtre comme le relève Yoann Gasiorowski qui coordonne cette rencontre émaillée de lectures et de projections. Lui-même acteur et musicien, il offre un portrait aux multiples facettes de l’artiste, à la fois chanteuse, dessinatrice, autrice, scénariste et réalisatrice, entouré de deux personnalités proches de Jane B, la photographe Gabrielle Crawford et le compositeur et interprète Étienne Daho, ainsi que de la sociétaire honoraire Anne Kessler qui offre sa voix pour des extraits de scénarii ou de correspondance. Outre les lectures, ce Lundi au Vieux-Co nous offre des inédits, avec des photographies et une vidéo dans la loge de l’actrice, avant son entrée en scène, signées Gabrielle Crawford.
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