Informations
Billetterie

Le service de location par téléphone et les guichets de la Salle Richelieu sont fermés pour l’été jusqu’ au mardi 1er septembre.

Réouverture le mardi 1er septembre :

  • Location par téléphone à 11h
  • Guichets de la Salle Richelieu à 14h

Réouverture le jeudi 3 septembre :

  • Guichets du Théâtre du Vieux-Colombier à 14h
     

1 / 1

Ce que j'appelle oubli

de Laurent Mauvignier
Mise en scène Denis Podalydès
Saison 2012-2013
Du 8 mai au 19 mai
Lieu Studio-Théâtre
Ce que j'appelle oubli
« Avoir un monologue dans sa valise », selon les mots de Marcel Bozonnet, ancien administrateur général, voilà l’indispensable paradoxe pour un acteur de troupe.

Découvrir la pièce

  • Denis Podalydès prend son souffle pour jouer ce texte sans ponctuation de Laurent Mauvignier. La phrase, toujours la même phrase – récit d’un fait divers aussi violent que banal, d’un homme battu à mort pour une canette de bière volée – se déploie, pleine de rythmes et de cassures.

    La phrase commence sans majuscule par la conjonction « et », comme si elle avait démarré avant, ailleurs – « et ce que le procureur a dit, c’est qu’un homme ne doit pas mourir pour si peu » – et se poursuit au long de soixante pages, racontant, non ce n’est pas le mot approprié, détaillant et revivant un fait divers aussi violent que banal, un homme dans un supermarché meurt sous les coups de vigiles à cause d’une canette de bière volée, et avançant, la phrase, toujours la même phrase, adressée au frère de la victime, attire, aimante à elle quantité d’impressions, de souvenirs, d’images qui nous mettent peu à peu dans la tête de cette victime, comme si finalement c’était nous-mêmes, qui lisons, disons ou écoutons cette phrase, qui devenions, au travers de cette construction à la fois savante et brute, pleine de rythme et de cassures, la victime elle-même, toujours anonyme, mais dont nous recevons et portons, comme une responsabilité, la mémoire, la dépouille fracassée, la douloureuse et misérable humanité. Laurent Mauvignier a écrit et publié très récemment ce texte, dans un désir de théâtre évident, que la scène puisse porter et prolonger physiquement la vibration de cette phrase unique.
    Denis Podalydès

  • Mise en espace : Denis Podalydès
    avec la complicité, à la lumière, de Stéphanie Daniel

Distribution