Elisabeth
Nizan

386e sociétaire

Entrée à la Comédie-Française en 1915 ; sociétaire en 1932 ; retraitée en 1936.

Fille du philologue roumain Lazare Sainéan, installé en France, elle prépare le Conservatoire avec Paul Mounet et entre dans la classe de Raphaël Duflos. Elle y remporte en 1915 un premier accessit de Comédie et, sur les instances de Julia Barret qui a décelé ses qualités de charme et de sensibilité, elle est engagée à la Comédie-Française. Elle fait ses débuts officiels en 1916, au lendemain de la mort de Mounet-Sully, dans le rôle de Cécile, d'Il ne faut jurer de rien de Musset, puis dans Agnès de L’École des femmes. Elle participe, de 1916 à 1918, aux manifestations du Théâtre aux armées.

Durant les vingt-et-un ans qu'elle va passer à la Comédie-Française, elle ne jouera pour ainsi dire que les ingénues et les jeunes filles, classiques (Molière, Marivaux, Beaumarchais, Musset) et modernes (Augier, Pailleron, Meilhac, Becque, Bataille, Sée, Vildrac...) Elle reprend les rôles que laisse vacants la mort de Mademoiselle Lifraud. Gracieuse et fine, elle est une Agnès idéale, une charmante Silvia, une adorable Ninette (À quoi rêvent les jeunes filles, Musset).
Parmi les rôles qu'elle a interprétés souvent, citons Marie des Corbeaux d'Henry Becque et Suzanne de Villiers et Jeanne Raymond (alternativement) dans Le Monde où l'on s'ennuie d’Édouard Pailleron. Elle est aussi Vivette de L'Arlésienne (Alphonse Daudet), Antoinette du Gendre de Monsieur Poirier (Augier), Suzel de L'Ami Fritz (Erckmann-Chatrian), Zanetto du Passant (François Coppée)...
Elle crée des rôles poétiques et charmants dans Le Joueur d'illusion (Girette), Les Uns et les autres (Paul Verlaine), Le Sourire du faune (André Rivoire)... et ceux plus forts des jeunes filles d'Edmond Sée (La Dépositaire) ou de Saint-Georges de Bouhélier (Les Flambeaux de la noce), dont elle incarne aussi Lucile Desmoulins dans Le Sang de Danton.

Elle joue Madame Elvsted dans Hedda Gabler d'Ibsen, Sœur Jeanne de la Croix dans Le Chant du berceau de Martinez Sierra, Betty dans L’École des quinquagénaires de Tristan Bernard.
Elle est enfin nommée sociétaire en 1932 et se retire en 1936, avec élégance et modestie. À partir de 1938, elle se produit sur les Boulevards et a une très importante activité à la radio. Elle entame aussi une carrière de conférencière qui ne s'interrompra que peu de temps avant sa mort. En 1948, à la Comédie Wagram, elle joue son dernier rôle de théâtre, celui de la vieille demoiselle dans Léopold le bien-aimé de Jean Sarment.
Elle fait ensuite en France et à l'étranger de longues tournées de « causeries-récitals », qui la font surnommer « missionnaire de la culture française », et elle donne des cours de diction.

Elle disparaît en 1969, ayant donné l'exemple d'une carrière sans compromission, effacée mais efficace, dans l’emploi où elle a su se maintenir.

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