Henri Lafontaine

284e sociétaire

Entré à la Comédie-Française en 1856 ; sociétaire en 1863 ; retraité en 1871.

Né à Bordeaux, Louis-Henri-Marie Thomas, dit Henri Lafontaine, quitte le séminaire où l'ont placé des parents très pieux, déjà mordu par l'attrait du théâtre. Il exerce les métiers les plus divers avant de se produire à Paris, en 1847, sur des théâtres de quartier, aux Batignolles et à Montparnasse. À la Porte-Saint-Martin, il a la chance de jouer avec Frédérick Lemaître, passe au Gymnase où il est l'interprète de George Sand (Le Mariage de Victorine, Fiammino), d’Émile Augier (Philiberte) et d'Alexandre Dumas fils (Diane de Lys).

En 1856, il débute à la Comédie-Française dans Le Cid. Sans formation classique et voulant jouer la tragédie d'une manière « romantique », il essuie un échec total, qu'il répare en partie par le succès qu'il remporte dans le rôle de d'Aubigny dans Mademoiselle de Belle-Isle. Il retourne sur les Boulevards, au Vaudeville, où il joue Octave Feuillet (Dalila et Le Roman d'un jeune homme pauvre), puis au Gymnase où il rencontre Victoria Valous qui va devenir sa femme en 1863.
Le ministre d’État Walewski dépose dans la corbeille de noces des deux comédiens, deux contrats de sociétaire de la Comédie-Française. Lafontaine se trouve alors dans une situation doublement difficile : imposé par ordre dans une troupe à laquelle il est en quelque sorte étranger, avec son talent « moderne ». Il se voit donc obligé d'accepter les rôles dont ne veulent pas les autres sociétaires (Le Supplice d'une femme de Dumas fils et Émile de Girardin, Moi ! d'Eugène Labiche, Madame Desroches de Léon Laya, etc.). Il fait deux créations intéressantes dans Gringoire de Théodore de Banville (rôle de Louis XI) et Julie d'Octave Feuillet. Il réussit néanmoins à faire la preuve qu'il peut aussi jouer Alceste et Tartuffe et participe à la tournée en province de 1868. Il crée, en 1869, le rôle-titre de Juan Strenner de Paul Déroulède et, après la guerre de 1870, demandera à recouvrer sa liberté.

Il joue alors à l'Odéon, à la demande de Victor Hugo lui-même, le rôle-titre de Ruy Blas (1872). Il préfère passer d'une scène à l'autre et se consacrer aussi à sa carrière de romancier et d'auteur dramatique. Il adapte avec Alphonse Daudet son roman Jack, joué à l'Odéon, et participe à de nombreuses tournées.
Collectionneur, homme distingué, il se retire à Versailles où il meurt en 1898.

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