Anaïs Pauline Nathalie Aubert
dite MLLE ANAÏS

252e sociétaire

Entrée à la Comédie-Française en 1816 ; sociétaire en 1832 ; retraitée en 1851.

Elle fait deux apparitions à la Comédie-Française, dans l'emploi des ingénues en 1816 et dans celui des amoureuses en 1817, avant de faire - découragée par les rivalités - une première carrière en province et surtout à l'Odéon, où elle reste près de dix ans.

Elle réintègre la Comédie-Française en 1831, toujours «ingénue» et « amoureuse », et se fait une spécialité des rôles travestis que refuse de jouer sa principale rivale, Mademoiselle Mars (Chérubin dans Le Mariage de Figaro, Beaumarchais ; le duc d'York dans Les Enfants d'Edouard, Casimir Delavigne). Après Casimir Delavigne, dont elle crée aussi L'Ecole des vieillards (1823) et Louis XI (1832), le répertoire romantique lui est redevable de quelques créations importantes : Blanche dans Le roi s'amuse (Victor Hugo), Louise dans Les Demoiselles de Saint-Cyr (Dumas), etc.
Mais elle sait aussi se faire aimer du public dans les ingénues du répertoire : Agnès (L’Ecole des femmes) ; Marianne (Tartuffe) ; Henriette (Les Femmes savantes) ; Rosine (Le Barbier de Séville), etc.

Elle crée la Juliette du Roméo et Juliette de Frédéric Soulié d'après Shakespeare, et le rôle-titre dans Louison d'Alfred de Musset, et se retire en 1851.