Informations
Billetterie

La réservation par téléphone et aux guichets est fermée jusqu'au 31 août.

  • Réouverture le 1er septembre

Réservation par téléphone à 11h

Réservation aux guichets de la Salle Richelieu à 14h

  • Réouverture le 3 septembre

Réservation aux guichets du Théâtre du Vieux-Colombier à 14h

La billetterie en ligne, sur notre site Internet, se poursuit pendant tout l'été.

1 / 1

François
Du Mouriez Du Périer

39e Sociétaire Entre à la Comédie-Française
le 30 novembre 1685
Du Périer

Entré à la Comédie-Française en 1686 ; sociétaire en 1686 ; retraité en 1705.

D'origine provençale, petit-neveu de François Du Périer, à qui Malherbe dédia ses célèbres Stances, il se retrouve, on ne sait pour quelles raisons, valet chez Molière à qui il rend quelquefois le service de figurer dans ses comédies. Après la mort de Molière, ayant épousé la fille d'un membre de la compagnie, il joue à Rouen, dans une troupe de campagne, puis en 1681/1682 en Hollande, dans la troupe du prince d'Orange dirigée par Brécourt, oncle de sa femme, enfin, à Paris chez Roselis. Il figure en 1685 dans Polyeucte à la Comédie et est reçu, sans débuts, en 1686, après la mort subite de Rosimond, pour jouer les « manteaux ».

Comédien médiocre – Tralage raconte qu'il fut copieusement sifflé par le parterre dans George Dandin –, mais utile parce qu'il accepte les petits rôles, il s'intéresse surtout aux affaires. Dès 1699, il entreprend des procès, crée des sociétés, devient actionnaire de la Compagnie des Indes, mais surtout il introduit en France l'usage des pompes à incendie importées de Hollande. Après sa retraite du théâtre, en 1705, Du Périer obtient le privilège et la charge de l'entretien des pompes à incendie. Il se conduit héroïquement à l'occasion de plusieurs sinistres graves, comme l'incendie du Petit-Pont, en 1718, et meurt, riche et considéré, à l'Hôtel des Pompes de la rue Mazarine, où une inscription rappelle, encore aujourd'hui, son souvenir. Il eut pour petit-fils le général Dumouriez.

Georges Monval, archiviste de la Comédie-Française, lui consacra une monographie intitulée Le Laquais de Molière.