Jean-Baptiste Simon Sauvé de La Noüe
dit LA NOÜE

122e sociétaire

Entré à la Comédie-Française en 1742 ; sociétaire en 1742 ; retraité en 1757.

Après de solides études au collège d'Harcourt, qui le destinaient primitivement au professorat, il débute au théâtre à Lyon en 1721 ; à Strasbourg, où il se produit de 1722 à 1734, il fait jouer sa première pièce,Les Deux Bals, dont le succès l'encourage à viser plus haut, avec Mahomet II créé en 1739 à la Comédie-Française.
Pendant ce temps, il est co-directeur du théâtre de Rouen avec Mlle Gaultier (future Mme Drouin) et fonde une troupe dans laquelle va débuter Mlle Clairon, et qu'il emmène en Normandie et dans le nord de la France. Voltaire, qu'il charme par l'interprétation de son Mahomet, suggère au roi de Prusse, Frédéric II, de l'engager pour une troupe française à la cour de Prusse, mais la guerre met fin à ce projet.
En 1742, La Noüe débute à la Comédie, à Fontainebleau, dans Le Comte d'Essex de Thomas Corneille. Il est reçu sociétaire. Acteur intelligent, mais au physique ingrat, il crée de nombreux rôles : Doligni fils dans L’Ecole des mères et Sainville dans La Gouvernante, de Nivelle de La Chaussée, Ariste dansLe Méchant de Gresset, Cléon dans Le Dissipateur de Destouches... Il interprète aussi Voltaire, joue avec grand succès Esope à la cour de Boursault, et crée lui-même le rôle principal de sa comédie La Coquette corrigée (1756), considérée comme sa meilleur œuvre.

Il se retire, pour raisons de santé, en 1757, et meurt en 1760. Il a composé en 1746 une comédie- ballet, Zélisca, pour le mariage du dauphin, et fut le premier auteur à noter les places des acteurs sur la scène.