Paul-Louis
Leroux

265e sociétaire

Entré à la Comédie-Française en 1841 ; sociétaire en 1846 ; retraité en 1873 ; doyen de 1871 à 1873.

Elève de Michot au Conservatoire, il remporte un second prix de Comédie en 1840 et débute l'année suivante à la Comédie-Française dans les jeunes premiers de Molière, Clitandre, Eraste, Horace, et dans Dorante du Menteur de Pierre Corneille. Distingué, portant avec grâce l'habit « à la française» et la perruque poudrée, il incarne, dans la tradition des « petits-maîtres », le jeune premier du répertoire (Molière, Regnard, Marivaux, Beaumarchais). Il crée en 1845 le rôle d'Octave dans L’Homme de bien d'Emile Augier, qui lui vaut son sociétariat en 1846. Il est aussi l'Abbé d'Adrienne Lecouvreur de Scribe et Legouvé, Richelieu dans Mademoiselle de Belle-Isle d'Alexandre Dumas. Il crée les Pièges dorés (Beauplan), Valéria (Maquet et Lacroix) ...
Avec les engagements de Delaunay (1848), puis de Bressant surtout (1854), il se voit déposséder d'une partie de ses rôles qu'une mémoire capricieuse l'empêche parfois de tenir parfaitement. En 1866, il fait ses dernières créations : Hoche dans Le Lion amoureux de Ponsard, et le Colonel Torelli dans Le Fils de Vacquerie. Après quoi il ne joue pratiquement plus que le répertoire et les rôles qu'il a créés auparavant. En 1871, il est de ceux qui restent à Paris pendant la tournée de Londres. Sa mémoire devient de plus en plus défaillante et il est mis à la retraite en 1873. Il quitte alors la France pour diriger le théâtre d'Alger, où il meurt l'année suivante.