Antoine Michaut
dit MICHOT

204e sociétaire

Entré à la Comédie-Française en 1790 ; sociétaire en 1799 ; retraité en 1821.

Il débute dans la troupe enfantine d'Audinot, puis se produit en Normandie, avant d'entrer, en 1786, aux Variétés amusantes dont la troupe emménage en 1790 au nouveau théâtre construit par Victor Louis, rue de Richelieu. Lorsque ce théâtre prend le nom de Théâtre de la République et qu'y viennent jouer Talma, Dugazon, Mme Vestris et les transfuges républicains de la Comédie-Française, Michot reste dans la troupe ainsi constituée. Il y sera maintenu comme sociétaire à la réunion de 1799. Si son emploi de jeunesse est celui des valets de petite livrée, les Frontin de la comédie légère, il prend avec l'âge une corpulence qui le transforme, au propre et au figuré, en « rondeur ». Il joue alors les paysans et les rôles épisodiques caractérisés par leur jovialité ou leur bonhomie, soit en tout 67 rôles nouveaux, parmi lesquels Bullet dans Les Deux Frères de Kotzebue, Kerlebon dans Les Héritiers de Duval et le Capitaine Copp dans La Jeunesse de Henri V, de Duval encore. Il reprend avec succès le rôle de Michaud dans La Partie de chasse de Henri IV de Collé et crée Pinto de Népomucène Lemercier. Sa dernière création, en 1820, est celle de Rostan dans Le Flatteur, de Gosse.
Il se retire en 1821, ayant été tour à tour ardent républicain, impérialiste convaincu (il dirige même un temps les spectacles donnés à Malmaison) et royaliste sincère à la Restauration !