Jean-Baptiste Henri Gourgaud
dit DUGAZON

165e sociétaire

Entré à la Comédie-Française en 1771 ; sociétaire en 1772 ; retraité en 1809 ; doyen de 1806 à 1809.

Le père Gourgaud a lui-même tâté de la scène, sans succès, avant de faire carrière dans l'administration. Ses trois enfants, plus heureux que lui, furent sociétaires de la Comédie-Française, sous les noms de Dugazon, Mademoiselle Dugazon et Madame Vestris.

Le jeune Dugazon profite de l'appui de ses deux sœurs aînées pour débuter, après quelques essais en province, dans le Crispin du Légataire universel (1771). Reçu sociétaire en 1772, après avoir interprété d'autres valets du répertoire, il voit l'éventail de ses rôles s'élargir peu à peu, avec la mort de l'excellent Feulie (1774), la retraite d'Augé (1782), puis celle de Préville (1786). Il partage avec Dazincourt l'emploi des valets et premiers comiques, mais Dazincourt se spécialise dans les valets « musqués » et de haute livrée, tandis que Dugazon joue les petites livrées et les bouffons. Agile, bondissant, volontiers caricatural, parfois à la limite de la charge, il plaît au public du parterre qu'il amuse de ses saillies et de ses excentricités. Il épouse, en 1775, la chanteuse Rosalie Lefèvre qui sera connue à l'Opéra-comique sous le nom de Madame Dugazon et laissera l'appellation de « dugazon » aux rôles de soubrettes légères et de jeunes mères, qu'elle interprète à ravir. Le ménage est vite rompu, Dugazon n'ayant pas très bon caractère.
Ses mystifications sont restées célèbres, ses foucades et ses duels aussi. En 1789, il embrasse la cause révolutionnaire et quitte, deux ans plus tard, en compagnie de Talma et de quelques autres, la Comédie-Française pour le Théâtre de la République, où il fait d'ailleurs donner plusieurs pièces de son cru à prétentions politiques. Lorsque, après Thermidor, il reparaît sur scène, le public lui reproche des sympathies jacobines, mais son attitude courageuse parvient à rétablir les choses. Il rejoint ses camarades au Théâtre Feydeau et participe à la réunion de 1799.

Professeur à l’École dramatique dès 1786, il forme surtout, paradoxalement, de grands tragédiens, parmi lesquels Talma et Lafon. Il succède à Monvel comme doyen de la Comédie en 1806 et se retire trois ans plus tard, jouant pour la dernière fois le Figaro du Barbier de Séville.
Il a créé de nombreux rôles bouffons dans les comédies de Dorat, Collin d'Harleville, Bouilly, Picard, etc., fut Mascarille, Scapin, Sganarelle et quelques Crispin, Monsieur Jourdain dans Le Bourgeois gentilhomme et Dubois des Fausses Confidences, de Marivaux.

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