Informations
Saison hors les murs

Janvier - juillet 2026

La Salle Richelieu étant fermée pour travaux jusqu'à l'été 2026, la Troupe se produit depuis janvier dans 11 théâtres à Paris et à Nanterre.
Outre ses deux salles permanentes, le Théâtre du Vieux-Colombier et le Studio-Théâtre, elle joue notamment aux Théâtres de la Porte Saint-Martin et du Petit Saint-Martin, à la Villette-Grande Halle et au Théâtre du Châtelet.

Les spectacles de cette saison hors les murs sont en vente.

Les visites historiques « Sur les pas de Molière » et « Le Paris de Molière » continuent et se déroulent à l’extérieur.
Départ Église Saint-Eustache

Voir le calendrier des réservations
Vigipirate

Consultez nos conditions générales de ventes pour les conditions d'accès.

Changement de calendrier

Cher public, 

Vous avez réservé des places pour Penthésilée, mis en scène par Michael Thalheimer et présentée au Théâtre du Vieux-Colombier. 
Pour des raisons techniques, nous sommes malheureusement contraints d'annuler plusieurs représentations. 

En savoir plus sur les modalités de report
Billetterie

Cher public,

Vous avez rencontré des difficultés au moment de la réservation de votre carte et de vos places hier, nous tenons à vous adresser nos excuses. Une heure après l’ouverture des ventes, un problème technique s’est produit sur l’outil de gestion de la file d’attente, ce qui a conduit des milliers de personnes à accéder aux réservations en un instant, saturant les capacités du logiciel de billetterie et causant une rupture des ventes pendant 1h20. Les équipes et nos prestataires ont tout mis en œuvre pour rétablir les réservations au plus vite mais ce travail a nécessité du temps.

Nous avons tenté de répondre à chacun et à chacune par téléphone, par e-mail et sur les réseaux sociaux pour répondre aux différentes situations.

Notre priorité et notre mission sont d’offrir à toutes et tous la possibilité de franchir les portes de notre théâtre, nous mettons tout en œuvre pour y parvenir.

1 / 1

Madame
Vestris

160e Sociétaire Entre à la Comédie-Française
le 30 novembre 1767
soc160

Entrée à la Comédie-Française en 1768 ; sociétaire en 1769 ; retraitée en 1803.

Sœur aînée de Dugazon, Françoise-Marie-Rosette Gourgaud, dite Madame Vestris, commence sa carrière à la cour du duc de Wurtemberg, dont elle est la favorite, avant d'épouser, sous la contrainte du duc qui a surpris leur liaison, Angelo Vestris, le frère du célèbre danseur. Tandis que son mari, dont elle se séparera définitivement en 1775, est engagé à la Comédie Italienne, elle obtient de débuter à la Comédie-Française en 1768. Une première performance au théâtre des Menus plaisirs, dans Hermione, aux côtés de Molé et Le Kain, puis de brillants débuts à la Comédie dans le rôle d'Aménaïde (Tancrède, Voltaire) inaugurent sous d'heureux auspices une carrière importante. Elle joue ensuite différents rôles tragiques et comiques (Célimène, la Marquise de La Surprise de l'amour...).

La protection du duc de Duras, premier gentilhomme de la Chambre, lui vaut une situation financière exceptionnelle et les louanges des gazettes. Sociétaire par ordre en 1769, elle interprète surtout les princesses de tragédie. Sa beauté, sa distinction, son intelligence et un art parfait suppléent à certain défaut de sensibilité. Ambitieuse et sans scrupules, elle lutte pour obtenir la toute première place et parvient à évincer ses rivales, grâce à l'appui que lui accordent le duc de Choiseul et le duc de Duras. Elle obtient ainsi l'exil de Mademoiselle Saint-Val aînée, en 1779, et fait subir à la cadette toutes les vexations possibles. Elle jouit du privilège de toucher l'usufruit des recettes du café installé dans un des pavillons attenant au théâtre (actuel Odéon) à partir de 1782.
Créatrice des œuvres de Dorat, de Belloy, Chamfort, Laharpe, Ducis et Voltaire, Madame Vestris remporte un grand succès personnel dans Gabrielle de Vergy (de Belloy, 1777), Irène (Voltaire, 1778), Œdipe chez Admète (Ducis) et interprète les héroïnes tragiques classiques (Chimène, Rodogune, Laodice, Viriate...). Elle est Catherine de Médicis dans Charles IX de Marie-Joseph Chénier en 1789 et prend parti, comme Talma et son frère Dugazon, pour les comédiens révolutionnaires qui vont jouer, en 1791, au théâtre de la République, à l'ouverture duquel elle participe, dans Henri VIII du même Chénier.

On la retrouve ensuite au théâtre Feydeau, puis à la reconstitution de la Comédie-Française en 1799. Elle a vieilli, n'a plus ni la beauté ni les moyens de son emploi tragique. Une représentation d'Esther est donnée en 1803 à son bénéfice, après quoi elle se retire et meurt quelques mois plus tard.