La seule certitude que j'ai, c'est d'être dans le doute

de Pierre Desproges
Mise en scène de Christian Gonon, Alain Lenglet et Marc Fayet

Vˣ-Colombier

5 19 mai 2010

Vˣ-Colombier

La seule certitude que...

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« De vrais sketches avec des vrais morceaux de bravoure entiers dedans reliés entre eux par une bassesse d’inspiration qui volera au-dessous de la ceinture du moindre nain […] » annonçaient Desproges, pour son spectacle en 1986, et Christian Gonon, dans la carte blanche qu’il consacra la saison dernière à l’humoriste.

Face au succès de cette unique représentation – « Étonnant, non ? » –, la reprise du spectacle prolongera les salves tirées par Desproges contre la médiocrité humaine. Extraits des Chroniques de la haine ordinaire sur France-Inter, deLa Minute nécessaire de monsieur Cyclopède sur France 3 et de son livre Vivons heureux en attendant la mort, aucun des textes choisis ne fut conçu pour la scène. Sauf un, inédit, écrit pour son troisième spectacle qu’il ne jouera pas, la mort l’ayant finalement pris par surprise.


Pierre Desproges, l'auteur
Pierre Desproges, né en 1939, précise dans son curriculum vitae : « de 1939 à 1966 : rien d’avouable ». Il serait donc ensuite entré dans le rang : vendeur d’assurance-vie, enquêteur à l’IFOP, auteur de romans-photos, directeur commercial d’une fabrique de fausses poutres… « Pouf, pouf ». En 1970, il devient journaliste à L’Aurore qui lui confie une rubrique d’informations loufoques. Sa carrière prend un tournant décisif grâce à Jacques Martin qu’il suit en 1975 à la télévision pour Le Petit Rapporteur. Puis Thierry Le Luron le fait apparaître sur la scène de l’Olympia et sur les ondes de la radio avec Des parasites sur l’antenne en 1978. Désormais connu, il peut à loisir, avec ses phrases bourrées d’adjectifs et débitées à une rapidité assassine, toucher le grand public depuis des tribunes aussi médiatiques que Le Tribunal des flagrants délires (1980-1983), Merci Bernard (1982),La Minute nécessaire de monsieur Cyclopède (1982), Les Chroniques de la haine ordinaire (1986-1988)… Il ne manquait à ses talents de plume que l’imprimé. En 1981, il se fait « écriveur » avec son premier livre, Manuel de savoir-vivre à l’usage des rustres et des malpolis. « On peut rire de tout, disait-il, mais pas avec tout le monde ». Il se l’est permis jusqu’au 18 avril 1988 : « Plus cancéreux que moi, Tumeur ».

Christian Gonon, le metteur en scène
Christian Gonon, sociétaire de la Comédie-Française, Jack dans L’Ordinaire de Michel Vinaver et De Ciz dans Partage de midi de Claudel, est aussi le metteur en scène au Studio-Théâtre, en 2003, de Bouli Miro de Fabrice Melquiot. Avec la collaboration d’Alain Lenglet, sociétaire de la Comédie-Française et de Marc Fayet, auteur, comédien et metteur en scène, il choisit de laisser la parole à Desproges, l’acerbe chroniqueur moins connu du grand public que l’homme de scène. Grâce à une interprétation personnelle, dépourvue de tout mimétisme, et une mise en espace suggestive, le comédien donne une dimension scénique à des textes écrits. La mort, thème récurrent chez Desproges, ouvre, file et clôt le spectacle où, « tel un feu d’artifice », fuse la parole d’un humoriste abordé ici comme un véritable auteur.

Équipe Artistique

Mise en scène : Christian Gonon, Alain Lenglet et Marc Fayet
Assistante à la mise en scène : Aude Gogny-Goubert
Musique : Jérôme Destours
Lumières : Éric Dumas

Distribution

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En raison du renforcement des mesures de sécurité dans le cadre du plan Vigipirate « Urgence attentat », nous vous demandons de vous présenter 30 minutes avant le début de la représentation afin de faciliter le contrôle.

Nous vous rappelons également qu’un seul sac (de type sac à main, petit sac à dos) par personne est admis dans l’enceinte des trois théâtres de la Comédie-Française. Tout spectateur se présentant muni d’autres sacs (sac de courses, bagage) ou objets encombrants, se verra interdire l’entrée des bâtiments.

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