Marie-Thérèse
Bourgoin

213e sociétaire

Entrée à la Comédie-Française en 1799 ; sociétaire en 1822 ; retraitée en 1829.

Elle étudie la danse, puis la comédie et se fait introduire à la Comédie-Française par Madame Vestris et Dugazon, en 1799, mais la publication d'un libelle contre les comédiens retarde de deux ans son entrée dans la Société. Elle prend des leçons chez Mademoiselle Dumesnil, alors octogénaire, et se fait protéger par le ministre Chaptal. Elle joue les ingénues et les amoureuses.
À la scène comme à la ville, elle séduit par sa grâce et son élégance, ne compte plus les admirateurs, tient salon et passe pour une femme d'esprit. Elle participe aux représentations données par Napoléon à Erfurt, devant les rois et empereurs assemblés, et est mandée l'année suivante à Saint-Pétersbourg d'où elle reviendra un an plus tard, comblée de cadeaux. Légitimiste et monarchiste, elle ne cache pas ses opinions au retour des Bourbon, ce qui lui vaut quelques démêlés avec le public et ses camarades. Sa réputation de galanterie n'est pas sans nuire un peu à son renom d'actrice.
Elle a pourtant créé de très nombreux rôles, d'un répertoire aujourd'hui tombé dans l'oubli, joué Rosine et Chérubin, Junie (Britannicus) et Aricie (Phèdre), Agnès (L’École des femmes), Roxelane (Les Trois Sultanes de Favart), Zaïre, etc.

Bienvenue

Cookies

En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez notre politique de protection des données personnelles et notre politique de gestion des cookies ainsi que le dépôt de cookies et technologies similaires, destinés à (1) assurer le bon fonctionnement du site (authentification, suivi de panier de commande), (2) vous proposer des contenus adaptées à vos centre d’intérêts en fonction de votre navigation sur notre site et (3) réaliser des statistiques pour optimiser votre navigation sur le site. Vous avez la possibilité d'en apprendre plus sur le paramétrage de vos cookies en suivant ce lien, ou vous pouvez accepter les cookies en fermant cette fenêtre.

Vigipirate