Henri-Polidore
Maubant

270e sociétaire

Entré à la Comédie-Française en 1842 ; sociétaire en 1852 ; retraité en 1888.

Apprenti horloger passionné de théâtre, il entre au Conservatoire en 1839 sur les conseils de Saint-Aulaire et remporte en 1842, dans la classe de Provost, un deuxième prix de Tragédie qui le fait engager à la Comédie-Française où il débute dans Achille d'Iphigénie, dans Manlius Capitolinus de La Fosse et Œdipe de Voltaire. Pendant un an, il est à l'Odéon, où il joue en compagnie de Bocage et de Marie Dorval, puis il revient définitivement à la Comédie-Française. Il y restera 45 ans.

Malgré sa jeunesse, il est tout de suite désigné à l'emploi des pères nobles, des raisonneurs et des rois de tragédie. Sa haute taille, son profil antique, sa voix de basse et une calvitie précoce conviennent aux rôles de « romains » (Burrhus dans Britannicus, Marc-Antoine dans Cléopâtre de Madame de Girardin, avec Rachel ; Fabius Maximus dans Rome vaincue d'Alexandre Parodi), mais il est aussi Mithridate, Thésée ou Théramène, Joad ou Mardochée. Don Diègue traditionnel, Auguste plein de majesté, dans la lignée des Joanny et des Beauvallet, il incarne aussi avec conviction les vieillards des drames hugoliens : Don Ruy Gomez (Hernani), Nangis (Marion Delorme) et Saint-Vallier (Le Roi s'amuse).
Dans le répertoire comique, il est le parfait raisonneur (Ariste, Cléante, Philinte), joue Chrysale des Femmes savantes, Don Louis (Dom Juan), Vanderk (Le Philosophe sans le savoir de Sedaine). Il joue Ponsard (Charlotte Corday, Le Lion amoureux, Galilée, Ulysse), reprend le rôle de John Bell dans Chatterton, crée Morin dans Les Ouvriers de Manuel, le Comte de Jean de Thommeray (Augier et Sandeau), l'Amiral du Sphinx (Mirbeau). Il fut un imposant Charlemagne dans La Fille de Roland d'Henri de Bornier, Jacques des Rantzau d'Erckmann-Chatrian, Tirésias dans Œdipe roi d'après Sophocle.

Respectueux de la tradition, modeste et consciencieux, un peu emphatique, on l'appelait « l'honnête Maubant ». Il prend sa retraite en 1889 et reste professeur au Conservatoire, où il a été nommé en 1881, jusqu'en 1894. Il fait une dernière apparition en public en 1900 à la réouverture de la salle Richelieu restaurée après l'incendie du 8 mars.
Il meurt deux ans plus tard, des suites d'un accident de la circulation

Bienvenue

À l'occasion des Journées du Patrimoine, la Comédie-Française propose des visites-conférences de la Salle Richelieu les samedi 15 et dimanche 16 septembre à 9h30,10h et 10h30 (durée de la visite : 2h30).
Inscription par email uniquement le 4 septembre à l'adresse suivante : bibliotheque-musee@comedie-francaise.org
(Inscription pour deux personnes maximum).
Nous organisons également des visites le reste de l'année : https://www.comedie-francaise.fr/fr/visites-individuelles

Important : la location aux guichets et par téléphone est fermée pour l'été. Réouverture du service billetterie le 3 septembre à 11h.

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