168e sociétaire
Entré à la Comédie-Française en 1770 ; sociétaire en 1775 ; retraité en 1788.
Après une jeunesse aventureuse, Jean Mauduit, encouragé par Le Kain, réussit à se faire engager par la Montausier à Tours. Mademoiselle Clairon, sensible à sa beauté, en fait son élève préféré et le protège pour ses débuts à la Comédie-Française, en 1770, dans Alzire (rôle de Zamore) et Mahomet, de Voltaire. Le succès est médiocre, aussi Larive repart-il jouer à Bruxelles, puis à Lyon. En 1775, il est rappelé à la Comédie où il débute à nouveau dans Oreste d'Iphigénie en Tauride de Guimond de La Touche. À la mort de Le Kain, en 1778, il est en passe de devenir le premier acteur tragique de la troupe, mais si Le Kain était laid, il avait une sensibilité que le beau Larive n'a pas. Il fait néanmoins de très nombreuses créations, du Pygmalion de Jean-Jacques Rousseau, avec Mademoiselle Raucourt, au Coriolan de La Harpe... Il joue Racine et Corneille, mais remporte de plus grands succès dans les « chevaliers » de Voltaire et de Buirette de Belloy. À partir de 1780, il s'absente de plus en plus fréquemment de Paris pour faire en province des tournées – triomphales. Il est aussi l'auteur-interprète d'un « mélodrame » : Pyrame et Thisbé.
En 1788, sifflé par le public dans le rôle d'Orosmane (Zaïre), il préfère quitter la Comédie et reprendre ses tournées. En 1790, il revient « en représentation » à titre exceptionnel, jouer l’Œdipe de Voltaire, ainsi que La Mort de César et Le Festin de pierre. Il participe, l'année suivante, à la « panthéonisation » de Voltaire.
En 1793, bien que ne faisant plus partie officiellement de la troupe des Comédiens français, il est emprisonné avec eux. À sa libération, on le voit au théâtre Feydeau et rue Louvois, mais, devant la gloire montante de Talma, il préfère retourner à ses succès provinciaux.
Retiré de la scène, il se consacre, après 1800, à l'enseignement et publie des Réflexions sur l'art théâtral (1801) et son Cours de déclamation (1804-1810).
Couvert d'honneurs, membre de l'Institut, lecteur du roi Joseph de Naples, il terminera sa vie à Montlignon, commune dont il a été le premier maire en 1800.
Comme chaque année, la Comédie-Française célèbrera Molière le 15 janvier, date de son baptême – celle de sa naissance n’étant pas connue. À l’issue de la représentation des « Fourberies de Scapin », l'ensemble de la Troupe sera réuni afin de lui rendre hommage et de présenter les nouveaux sociétaires honoraires, sociétaires, pensionnaires et artistes auxiliaires.
Sur place
Près de 200 places pour cette soirée anniversaire seront distribuées le soir-même, à partir de 19h, au Petit Bureau de la Salle Richelieu. Les autres places ont été offertes en majorité à des publics scolaires, en situation de précarité ou de handicap.
En ligne
Une soirée spéciale vous sera proposée à partir du 20h30 sur notre site Internet et nos réseaux sociaux, avec la diffusion des « Fourberies de Scapin » et la retransmission de l’hommage en direct.
JANVIER - JUILLET 2026
La Salle Richelieu fermant pour travaux le 16 janvier, la Troupe se produira dès le 14 janvier dans 11 théâtres à Paris et à Nanterre.
Outre ses deux salles permanentes, le Théâtre du Vieux-Colombier et le Studio-Théâtre, elle aura pour point fixe le Théâtre de la Porte Saint-Martin et le Petit Saint-Martin et sera présente dans 9 théâtres partenaires : le Théâtre du Rond-Point, l’Odéon Théâtre de l’Europe, le Théâtre Montparnasse, le Théâtre Nanterre-Amandiers, le 13e art, La Villette-Grande Halle et le Théâtre du Châtelet.
Les 20 spectacles de cette saison hors les murs sont en vente.
Consultez nos conditions générales de ventes pour les conditions d'accès.
