Maurice
Escande

390e sociétaire

Entré à la Comédie-Française en 1918 ; départ en 1925 ; retour en 1934 ; sociétaire en 1936 ; départ en 1946 ; retour en 1948 ; doyen de 1956 à 1960 ; sociétaire honoraire en 1960 ; administrateur général de 1960 à 1970.

Après avoir pris les leçons de Denis d'Inès, il remporte en 1912 au Conservatoire, dans la classe de Raphaël Duflos, un premier prix de Comédie et un second prix de Tragédie. Il débute à l'Odéon. La guerre de 1914-18, où il se distingue (il sera plus tard président de l'Association des Comédiens combattants), interrompt un temps sa carrière. Engagé à la Comédie-Française en 1918, il débute dans Le Monde où l'on s'ennuie d’Édouard Pailleron et dans les rôles classiques : Hippolyte de Phèdre, Pyrrhus d'Andromaque, Rodrigue du Cid, Curiace d'Horace, Sévère de Polyeucte, Didier de Marion Delorme.

Élégant, doué d'une voix musicale, il interprète avec panache les princes de tragédie et les amoureux de comédie, où il joue de son charme et de sa désinvolture. Des petits marquis de Molière aux grands premiers rôles du répertoire, comme Dom Juan, Almaviva du Barbier de Séville, Octave des Caprices de Marianne, Perdican d'On ne badine pas avec l'amour, les Dorante de Marivaux et de Molière, il s'impose par une diction parfaite et une aisance policée. Dans le répertoire moderne, il joue les séducteurs et les aristocrates (Le Gendre de Monsieur Poirier d’Émile Augier, Maman Colibri d'Henry Bataille, Paraître de Maurice Donnay, etc.). En 1925, sur le point d'être nommé sociétaire, il quitte la Comédie-Française pour une escapade de huit années pendant lesquelles il va jouer, sur les boulevards, des auteurs contemporains comme Giraudoux (Judith) et Jules Romains (Le Roi masqué), avec Jouvet, ou encore Léopold Marchand et Henri Decoin. Sollicité par Cécile Sorel pour jouer avec elle dans La Dame aux camélias lors de sa soirée d'adieu, il revient ensuite au bercail et est nommé sociétaire en 1936, après avoir été un merveilleux Louis XV dans Madame Quinze de Jean Sarment, Neipperg dans Madame Sans-Gêne, le Bolivar de Jules Supervielle, le séduisant Clavaroche du Chandelier de Musset mis en scène par Gaston Baty, Assuérus d'Esther, Titus de Bérénice, Alphonse d'Este de Lucrèce Borgia, etc. Dans A souffert sous Ponce Pilate de Paul Raynal, il campe un Pilate très racé. Il participe à la création de La Reine morte de Montherlant et de Renaud et Armide de Jean Cocteau. En 1946, il quitte le Français avec d'autres sociétaires, en raison des nouveaux décrets, et joue à l'extérieur Le Burlador de Suzanne Lilar. Il revient peu de temps après, dans Monsieur de Chavigny (Un caprice) et Monsieur Orgon du Jeu de l'amour et du hasard. En 1949, il reprend le rôle-titre de Cyrano de Bergerac après y avoir été De Guiche. Son emploi évolue vers les rôles plus marqués : Thésée dans Phèdre, Narcisse dans Britannicus, Phoenix dans Andromaque, le Roi du Cid, Auguste dans Cinna... Dans le répertoire moderne, il crée, salle Luxembourg, La Vérité est morte d'Emmanuel Roblès, joue Le Roi de de Flers et Caillavet et le Pavillon des enfants de Jean Sarment.

Metteur en scène, sa prédilection va vers Racine, dont il a monté plusieurs tragédies, Musset et Marivaux, dont la sensibilité et l'élégance s'accordent à son tempérament. Il fait redécouvrir Suréna de Pierre Corneille dont il monte aussi Cinna et Polyeucte.
Doyen depuis 1956, il est appelé à remplacer, en 1960, l'administrateur Boisanger. Il devient le premier administrateur-comédien. Ses dix années de mandature constituent une période de travail intense, ouvrant de nouvelles perspectives à la Comédie-Française : de nombreux metteurs en scène français et étrangers sont appelés à y travailler, des auteurs très contemporains, comme Audiberti, Ionesco et Schéhadé, sont représentés. En tant que sociétaire honoraire, il joue encore quelques rôles de prédilection, jusqu'en 1971, ceux d'Orgon du Jeu de l'amour et du hasard et d'Auguste de Cinna.

Professeur, il a formé de nombreux comédiens, parmi lesquels Jean Chevrier, Georges Marchal, Jacques Charon, Jacques Dacqmine, Serge Reggiani, Michel Bouquet, Micheline Boudet, Louise Conte...

Au cinéma il a tourné dans quelque soixante-dix films dont le premier avant la guerre de 1914/18. Dans Martin soldat de Michel Deville, on le voyait dans son propre rôle d'administrateur général de la Comédie-Française...
Un an avant sa mort, à l'âge de 80 ans, son nom fut donné à la salle de répétitions aménagée dans les sous-sols de la Comédie-Française et reproduisant les conditions exactes de la scène.

PASS SANITAIRE

Suite aux annonces du Président de la République du lundi 12 juillet, et conformément au décret du Décret n° 2021-955 du 19 juillet 2021 modifiant le décret n° 2021-699 du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire, le pass sanitaire doit être mis en place pour tous les rassemblements de 50 personnes ou plus.
À compter du 21 juillet 2021, il est donc nécessaire pour accéder à nos trois salles.

MISE EN PLACE POUR LES SPECTATEURS

Le pass sanitaire concerne tous les spectateurs âgés de 18 ans et plus à compter du 21 juillet 2021. Seuls les spectateurs munis d'un pass sanitaire seront admis en salle. L'application du pass sanitaire pour les jeunes de 12 à 17 ans est repoussée au 30 août 2021. Le pass sanitaire prend la forme d'un QR code disponible dans l’application Tous anti-Covid ou téléchargeable depuis le site ameli.fr
Le pass sanitaire est valide pour l’admission en salle lorsqu’il atteste :

  • soit d’une vaccination complète : 7 jours après la deuxième injection pour tous les vaccins à double injection (Pfizer, Moderna, AstraZeneca) ; 4 semaines après l'injection pour les vaccins à une seule injection (Janssen) ; 7 jours après l'injection pour les personnes ayant eu la Covid ;
  • soit d’un test PCR ou Antigénique négatif de moins de 48h ;
  • soit le résultat d’un Test RT-PCR positif attestant du rétablissement de la Covid, datant d’au moins 11 jours et de moins de six mois.

Les autotests ne sont pas considérés comme un Pass sanitaire valide. Ils ne permettent donc pas l'entrée en salle.

Le port du masque demeure obligatoire pendant toute la durée de la présence dans le bâtiment (en salle comme dans les circulations).

SAISON 21/22


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VIGIPIRATE

Suite au renforcement du plan Vigipirate, toute personne se présentant avec une valise ou un sac (hors sac à main) se verra interdire l'accès à l'enceinte des trois théâtres de la Comédie-Française.
Pour faciliter les contrôles, merci d'arriver au minimum 30 minutes avant le début des représentations.