Rose
Dupuis

225e sociétaire

Entrée à la Comédie-Française en 1808 ; sociétaire en 1812 ; retraitée en 1835.

« Mademoiselle Rose » débute à treize ans au Théâtre des Jeunes Élèves, qui disparaît en 1807. Elle entre alors à la Porte-Saint-Martin, tout en suivant les leçons de Dazincourt, qui lui fait obtenir un ordre de début à la Comédie-Française. Elle débute en 1808, en présence de Napoléon, dans le rôle-titre d'Andromaque et dans celui d'Isabelle de L’École des maris. Encore pensionnaire, elle participe au voyage d'Erfürt. Comédienne utile, elle ne refuse aucun rôle dans son emploi de jeune première et de grande confidente de tragédie. Elle accède au sociétariat en 1812, mais tout au long de sa carrière se heurtera à des « chefs d'emploi » particulièrement obstinées comme Mlle Mars, Mlle Leverd et Mlle Bourgoin. Elle est cependant, avec son jeu franc, sa grâce et sa bonne diction, une excellente représentante de la « haute comédie », dans la tradition de Louise Contat. Elle n'a malheureusement que trop peu d'occasions de se mettre en valeur dans des rôles de premier plan, mais joue toujours impeccablement les rôles secondaires qu'on lui laisse.
Elle se retire en 1835, après une carrière modeste mais irréprochable. Deux de ses trois enfants débutèrent à la Comédie-Française : Adolphe Dupuis, qui fit ensuite une grande carrière sur les boulevards puis au Théâtre Michel de Saint-Pétersbourg, et Eulalie qui, engagée pour jouer les soubrettes et les ingénues, quitta le théâtre pour épouser son camarade, le peintre et comédien Edmond Geffroy.